17/06Des troupes de l'armée allemande franchissent la Loire, d'autres atteignent la frontière suisse.
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3 avions allemands bombardent la gare de triage de Rennes où stationnaient côte à côte un train de munitions et des trains de militaires britanniques et français : bilan près d'un millier de tués.
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La ligne Maginot est prise à revers.
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Le président polonais Władysław Raczkiewicz et le commandant en chef Władysław Sikorski prennent la décision de transférer au Royaume-Uni ce qui peut être sauvé de l'armée polonaise en France.
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Le paquebot Lancastria est coulé à Saint-Nazaire par l'aviation allemande, faisant des milliers de victimes dont un grand nombre furent identifiées.
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Les Allemands mettent en place un blocus total du Royaume-Uni.
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De Bordeaux, le maréchal Pétain lance un appel à la radio afin de « cesser le combat ». Cet appel est évidemment largement relayé par les Allemands. « C'est le c½ur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat ».
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En dépit de l'alliance entre l'Union soviétique et l'Allemagne nazie, Charles Tillon, chargé de réorganiser le parti communiste dans le Sud-Ouest, lance un appel à la résistance contre « le fascisme hitlérien » : « […] Mais le peuple français ne veut pas de l'esclavage, de la misère et du fascisme, pas plus qu'il n'a voulu la guerre des capitalistes. Il est le nombre, uni, il sera la force… - Pour un gouvernement populaire, libérant les travailleurs, rétablissant la légalité du Parti communiste, luttant contre le fascisme hitlérien. Peuple des usines, des champs, des magasins et des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins et aviateurs encore sous les armes, unissez-vous dans l'action. ».
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Dans l'après-midi le General de Gaulle qui s'oppose à l’armistice embarque dans un avion britannique pour Londres. Il est reçu par Winston Churchill.
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Le maréchal Pétain demande l'armistice à l'Allemagne.
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Naufrage du paquebot transatlantique Lancastria qui entraîne entre 4 000 et 6 000 victimes.
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Le 11e régiment de hussards de l'armée britannique prend d'assaut et s'empare du fort Capuzzo en Libye, aux mains des forces italiennes.
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La Lettonie et l'Estonie sont occupés par l'Union soviétique.
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La police allemande abat environ 80 Polonais dans une prison de Sandomierz.
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Les Allemands approchent de Cherbourg et occupent Angers et Saumur.
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Kurt Weill envoie des lettres à Erika Mann et Bruno Frank et leur demande leur aide pour créer une organisation d'exilés allemands au service des Etats-Unis pour combattre le nazisme.
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Le lieutenant Mondon est blessé lors des combats de Panse (Moselle).
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Le consul portugais Mendes à Bordeaux décide de délivrer des visas à tous les réfugiés qui en font la demande : ce jour 230.
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Paris Mondial arrête ses émissions radiophoniques.
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Des Allemands de la 8e division d'infanterie se présentent à la préfecture, à Chartres, et conduisent le préfet au QG où ils lui intiment l'ordre de signer un document accusant les troupes sénégalaises de l'armée française de massacres sur les populations civiles.
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Le Président polonais Raczkiewicz et le Commandant en chef Sikorski décident de transférer au Royaume-Uni ce qui peut être sauvé de l'armée polonaise en France.
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Le ministre de l'Armement, Dautry, remet sa démission au nouveau ministre de la Défense nationale, Weygand.
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Edmond Michelet diffuse à Brive (Corrèze) un tract condamnant l'armistice.
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Bazin signale à l'attention de ses supérieurs : "La région [de Loc-Dieu] paraît humide [et] exige certaines précautions [pour les oeuvres d'art transférées du Louvre].".
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Messmer rejoint de Gaulle à Londres puis intègre les FFL et mène les campagnes d'Afrique, de France et d'Indochine.
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A Bordeaux, De Gaulle quitte l'hôtel Normandie. Sur le trottoir, Jean Laurent, son ex-directeur de cabinet, lui remet les 100000 Fr, prélevés par Reynaud sur les fonds secrets, et la clé de son appartement londonien de Mayfair.
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De Gaulle s'entretient à l'hôtel de l'État-major, à Bordeaux avec son chef d'État-major, Laffond, et Mistler, député qui soutient Pétain. Le climat est pourri. De Gaulle s'exclame que l'Allemagne vient de perdre (du fait de son départ pour Londres).
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3 avions allemands bombardent la gare de triage de Rennes, atteignent un train de munitions et des trains de troupes et de réfugiés : 1000 morts.
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Hitler reçoit la demande française des conditions de paix, à Brûly-de-Pesche. Il jubile.
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Le sous-secrétaire d'Etat français à la défense De Gaulle s'envole de Bordeaux pour Londres (avec son aide de camp Courcel et le Général britannique Spears).
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De Gaulle s'installe dans un appartement prêté par un Français, au centre de Londres, au numéro 6 de Seymour Place.
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Le sous-secrétaire d'Etat français De Gaulle est reçu par le Premier Ministre Churchill, au 10 Downing Street à Londres. Le Premier Ministre décide de mettre la BBC à sa disposition, une fois que le Gouvernement Pétain aurait demandé l'armistice.
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La nouvelle parvient à Londres que le Président du Conseil français Pétain vient d'annoncer aux Français qu'il faut cesser le combat.
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De Gaulle dîne chez Monnet avec Pleven, à Londres : Pleven est silencieux, Monnet est déterminé comme De Gaulle à la résistance française mais refuse l'idée de constituer, à Londres, un "comité français".
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De Gaulle se met à rédiger, dans son hôtel londonien, le texte de son appel à la résistance en France, avec moult ratures.