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france - 1968 (147 événements)
france - 1968

(147 événements)

 
Alice Saunier-Seïté est doyenne d'Université à Brest.
Janvier
02/01
Le Parti Communiste Marxiste Léniniste de France (PCMLF) "pro-chinois" est crée.
08/01
Missoffe, ministre de la Jeunesse et des Sports, vient inaugurer la piscine du campus de Nanterre. L'étudiant Cohn-Bendit l'interpelle : "J'ai lu votre Livre blanc, 600p d'inepties. Vous ne parlez même pas des problèmes sexuels des jeunes. - Si vous avez ce genre de problèmes, vous n'avez qu'à vous plonger dans la piscine! - C'est exactement le type de réponse que l'on obtient dans un régime fasciste.".
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Un homme vraisemblablement atteint de troubles mentaux coupe à l'aide d'un couteau le tableau La Vierge aux anges de Peter Paul Rubens au Louvre à Paris.
19/01
Les enseignants et étudiants de 6 lycées parisiens entrent en grève à l'appel du CAL pour protester contre l'exclusion d'un étudiant pour activités politiques.
30/01
Les Français évacuent la base de Mers El-Kébir.
Février
07/02
Le Président irakien Aref débute une visite officielle en France.
14/02
L'UNEF et la FRUF décident une campagne nationale pour l'abrogation des réglements intérieurs dans les cités universitaires.
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2000 personnes se rassemblent place du Trocadéro (Paris) contre le renvoi de Langlois de la Cinémathèque, à l'appel de Truffaut, dont Godard, Chabrol, Léaud, Eustache, Wiazemsky, Resnais, Signoret, Piccoli, Man Ray, Nicholas Ray, etc. Les CRS interviennent violemment.
15/02
Le journal "Combat" titre "Les matraques d'André Malraux" à propos de la répression policière de la manifestation au Trocadéro (Paris) contre le renvoi de Langlois de la Cinémathèque.
16/02
Un Comité de défense de la Cinémathèque, présidé par Resnais, est crée.
20/02
Une manifestation, rue de Courcelles (Paris), contre le renvoi de Langlois de la Cinémathèque, manque de virer à l'émeute.
23/02
Le ministre de l'Education Peyrefitte fixe les droits de visite pour les résidents universitaires : "Oui à un élargissement [...] pour les majeurs, [...] non à un régime indistinct pour les garçons et les filles [...] oui à la participation, à la gestion des oeuvres".
24/02
Le secrétaire d'Etat à la culture Malraux répond, à l'Assemblée nationale, à des questions écrites sur la cinémathèque française et son directeur Langlois.
28/02
Le Gouvernement français estime que, faute d'une négociation, la guerre du Vietnam risque de mettre en cause la paix du monde.
Mars
02/03
Des étudiants manifestent à Rennes et Besançon pour l'abrogation des réglements intérieurs des cités universitaires.
08/03
Le western "Le Bon, la Brute et le Truand" de Leone sort en salles.
13/03
Le restaurant universitaire d'Antony se met en gève pour l'abrogation des réglements intérieurs des cités universitaires.
17/03
Chirac est élu conseiller général de Corrèze.
18/03
500 manifestants (avec lycéens et étudiants de Nanterre) défilent rue de Courcelle, à Paris, devant le siège de la Cinémathèque, contre le renvoi de Langlois. Léaud hurle : "Des films, pas des flics.".
22/03
Le Mouvement du 22 Mars, de Daniel Cohn-Bendit, occupe certains locaux de l'université de Nanterre, en prologue aux événements de Mai 68.
24/03
Le Président De Gaulle prononce un discours à Lyon en faveur de la régionalisation.
26/03
Le Premier Ministre Pompidou reçoit Fock, chef du Gouvernement hongrois.
27/03
La police interroge Cohn-Bendit à propos de la diffusion de tracts expliquant comment fabriquer un cocktail Molotov.
Avril
01/04
Les cours reprennent à l'Université de Nanterre.
09/04
Premier lancement d'une fusée à partir de la base spatiale de Kourou en Guyane française.
23/04
Langlois est réintégré comme Secrétaire Général de la Cinémathèque, qui devient un organisme privé.
27/04
Réalisation de la première transplantation cardiaque en Europe, à l'hôpital de la Pitié (Paris 13e), par le professeur Christian Cabrol.
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Cohn-Bendit est arrêté suite à une plainte pour coups et blessures et relâché quelques heures plus tard.
29/04
Première diffusion télévisée des Shadoks.
30/04
Clovis Roblain, greffé du cœur par Cabrol, meurt d'une complication post-opératoire à Pitié à Paris.
Mai
02/05
Le doyen Grappin ferme l'université de Nanterre aux étudiants. Ils vont à Paris.
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Des étudiants commencent à se rassembler à la Sorbonne, à Paris, pour préparer une manifestation de soutien aux étudiants arrêtés. Mais le recteur Roche et le ministre d'Education Peyrefitte demandent à la police d'évacuer la Faculté.
03/05
La police fait évacuer la Sorbonne à Paris.
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Des barricades font leur apparition sur le boulevard St-Michel et dans tout le Quartier Latin, en dépavant les rues, renversant les voitures ou en abattant des arbres.
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Les CRS donnent l'assaut aux étudiants, dans le Quartier latin, avec des gaz lacrymogènes, des grenades incendiaires et des matraques, accueillis par des cris de "CRS SS!" : nombreux blessés des 2 côtés et env 600 interpellations (dont Cohn-Bendit et Sauvageot).
04/05
Le gouvernement Pompidou décide de fermer la Sorbonne aux étudiants pour éviter les dégradations et les rassemblements.
05/05
L'UNEF et le SNE-Sup appellent les étudiants et les enseignants à la grève pour protester contre les condamnations de 4 étudiants à 2 mois de prison ferme.
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27 étudiants (manifestants du 3 mai) passent devant le tribunal des flagrants délits : 4 sont condamnés à 2 mois de prison ferme et les autres (dont Sauvageot et Cohn-Bendit) sont condamnés avec sursis.
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De Gaulle, à l'Elysée, se tourne vers son ministre de l'Education Peyrefitte: «Mais enfin, ce Cohn-Bendit, qu'est-ce qu'il a pour lui? Comment s'y prend-il pour entraîner tant de jeunes derrière lui?».
06/05
Le gouvernement déclare l'état de siège en raison des combats de rue provoqués par la révolution étudiante.
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20000 étudiants manifestent contre la police Bld St-Germain. Ils refusent de négocier tant que leurs camarades ne sont pas libérés. Le mécontentement se propage aux autres universités.
07/05
Le Président de Gaulle déclare : "Il n'est pas possible de tolérer les violences de la rue".
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30000 étudiants défilent à Paris, à l'appel de l'UNEF, entre la place Denfert-Rochereau et l'Arc de Triomphe. Ils chantent "L'Internationale" sur la tombe du Soldat Inconnu.
08/05
Le ministre de l'Education Peyrefitte fustige, à l'Assemblée nationale, les "enragés" dont "l'idéologie est confuse. Anarchisme, castrisme, maoïsme, tout s'y mêle et ce qui surnage c'est le nihilisme sans doctrine". Il promet la reprise des cours à la Sorbonne et à Nanterre dès le calme revenu.
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Le député Mitterrand déclare à l'Assemblée nationale : "La jeunesse n'a pas toujours raison, mais une société qui méprise les jeunes et leur tape dessus a toujours tort".
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Le Premier Ministre français Pompidou, en visite à Kaboul, rencontre le roi Zaher Chah.
09/05
Les leaders étudiants annoncent leur intention d'occuper la Sorbonne dès le départ de la police. En réponse, le ministre de l'éducation Peyreffite déclare que la Sorbonne restera fermée jusqu'au retour au calme.
10/05
Première nuit des barricades de mai 68. Dans la nuit du 10 au 11 mai, au Quartier latin à Paris, des affrontements violents entre étudiants et CRS font des centaines de blessés et d'importants dégâts matériels.
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L'Université de Nanterre rouvre.
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Les étudiants mettent en place environ 60 barricades dans le Quartier Latin. Des émeutes ont lieu notamment rue Gay-Lussac : 188 véhicules endommagés ou incendiés.
11/05
Fauvet, rédacteur en chef de "Le Monde", appelle à la démission du ministre de l'éducation Peyrefitte et du recteur de l'académie de Paris.
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Les responsables de l'information de l'ORTF, dans un communiqué, déplorent "les censures qui portent atteinte à leur honneur professionnel".
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Le Premier Ministre Pompidou revient d'une visite en Afghanistan et constate la situation en France. Il annonce que le gouvernement va accéder aux revendications principales et que la Sorbonne serait réouverte aux étudiants le 13 mai.
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La CGT, la CFDT et la FEN appellent à la grève générale pour le 13 mai.
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La police intervient contre les émeutes du quartier latin de Paris : 400 blessés.
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Le Gouvernement annonce que l'offre de dialogue du recteur de l'Université de Paris aux étudiants n'a pas été accepté.
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Cohn-Bendit lance à la radio un appel à la dispersion aux émeutiers du Quartier latin.
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A l'Elysée, le Président de Gaulle reçoit les ministres des armées Messmer, de l'intérieur Fouchet, de la justice Joxe et le SG aux affaires africaines Foccart pour évoquer l'intervention de l'armée pour faire respecter l'ordre public.
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Le Premier Ministre Pompidou reçoit le ministre de l'éducation Peyrefitte qui exprime son désaccord à la réouverture de la Sorbonne et appuie la politique de fermeté du Président de Gaulle.
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Le Président de Gaulle donne son accord au Premier Ministre Pompidou pour sa politique d'apaisement social.
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Le Premier Ministre Pompidou, accompagné de son directeur de cabinet Jobert et de son conseiller Balladur, annonce, depuis l'ORTF, sa "volonté d'apaisement" et la réouverture de la Sorbonne.
13/05
Grande manifestation et début d'une grève générale qui va paralyser tout le pays, temps fort des événements de mai 68.
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La Cour d'appel met en liberté provisoire les manifestants condamnés le 5 mai. La Sorbonne est réouverte et aussitôt occupée.
14/05
La Sorbonne et le Quartier Latin, à Paris, sont couverts d'inscriptions et de slogans anarchistes ("Sous les pavés la plage","Il est interdit d'interdire","Vivre sans contrainte et jouir sans entrave", etc...) par des étudiants.
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Visite officielle du général Charles de Gaulle (président de la France) en Roumanie.
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Les députés du PCF et du FGDS déposent une motion de censure à l'Assemblée nationale contre le gouvernement Pompidou.
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Des étudiants occupent l'atelier Brianchon de l'école des Beaux-Arts de Paris et créent un "atelier populaire" pour réaliser des affiches de soutiens aux manifestations.
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Mendès-France intervient dans un débat sur les manifestations d'étudiants.
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La Sorbonne et le Quartier Latin, à Paris, sont couverts d'inscriptions et de slogans anarchistes ("Sous les pavés la plage","Il est interdit d'interdire","Vivre sans contrainte et jouir sans entrave", etc…) par des étudiants.
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Le Premier Ministre Pompidou annonce le dépôt d'un projet de loi d'amnistie pour les "exilés" des événements d'Algérie.
15/05
1000 étudiants occupent le Théâtre de l'Odéon à Paris et le proclament "permanence révolutionnaire créatrice".
16/05
Citroën dévoile la voiture de plein air et plage Méhari en carrosserie plastique au golf de Deauville en Normandie produite jusqu'en 1987.
17/05
Des étudiants défilent entre le Quartier Latin (Paris) et Boulogne-Billancourt.
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Le personnel de l'ORTF tient une AG. L'assemblée vote la grève, demande l'autonomie de l'ORTF et la démission du CA.
18/05
La salle du Festival de Cannes est occupée par des grévistes et des manifestants. Resnais, Lelouch, Cournot, Forman et Saura retirent leurs films de la compétition au Festival de Cannes pour montrer leur soutien aux grévistes.
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Des employés des PTT en grève occupent certains bureaux et centraux.
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De Gaulle décide de rentrer à Paris et abrège son séjour en Roumanie de 12 heures.
19/05
Les employés de la SNCF et de la RATP se mettent en grève.
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A l'Elysée, aux responsables du maintien de l'ordre, le Président de Gaulle donne l'ordre de "nettoyer la Sorbonne et l'Odéon séance tenante". Le ministre de l'intérieur Fouchet, soutenu par le préfet de police Grimaud, proteste car "il faudrait faire tirer. Il y aurait des morts". Le Président cède et laisse agir le Premier Ministre Pompidou.
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Le Président de Gaulle conclue le conseil des ministres restreint par "La réforme oui ! La chienlit, non !".
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Suite à l'intervention de Jean-Luc Godard, le Festival de Cannes est clos par son Président Favre avant la date prévue en raison des manifestations et des grèves.
20/05
"Le Nouvel Observateur" publie un entretien entre Sartre et Cohn-Bendit.
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La grève s'étend à Peugeot-Montbéliard.
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Le Conservatoire de Paris vote une grève de 15 jours reconductible.
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Le siège de l'Ordre des médecins est occupé par ses membres.
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Le siège de l'Ordre des avocats est occupé par ses membres.
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Des écrivains (dont Butor, Sarraute, Duvignaud) occupent l'hôtel de Massa, siège de la SGDL.
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Sartre prononce un discours en faveur du mouvement estudiantin dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne occupée par les étudiants.
21/05
Le SG de la CGT Séguy, dans une conférence de presse, présente la CGT comme "la grande force tranquille qui est venue rétablir l'ordre au service des travailleurs".
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Cohn-Bendit, alors qu'il est en voyage en Allemagne et aux Pays-Bas, est interdit de séjour en France.
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Mitterrand réclame, à l'Assemblée nationale, la démission du gouvernement Pompidou.
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Lors d'une manifestation anti-française, l'effigie du Président de Gaulle est brûlée à Canton.
22/05
L'intersyndicale lance un ultimatum aux journalistes du journal télé (les seuls à ne pas être en grève).
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Un cortège de l'UNEF se rend à l'Assemblée nationale aux cris de "Nous sommes tous des Juifs allemands" (suite à l'interdiction de séjour de Cohn-Bendit) puis se disperse sans incident.
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La motion de censure contre le Gouvernement Pompidou est rejetée avec 233 voix (majorité requise : 244).
23/05
Les étudiants et les CRS s'affrontent au Quartier Latin : environ 200 blessés et 200 arrestations.
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L'Assemblée nationale adopte un projet d'amnistie pour les étudiants condamnés.
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500000 personnes manifestent à Pékin en criant "A bas les réactionnaires français !".
24/05
Des étudiants incendient la Bourse de Paris.
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Les députés Hernu, Mermaz et Fillioux demandent à la police de se retirer du Quartier Latin et proposent en vain de calmer les manifestants.
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Des cortèges d'étudiants et de travailleurs convergent vers la gare de Lyon aux cris de "Les usines aux travailleurs", "Nous sommes tous des Juifs allemands", "Le pouvoir est dans la rue".
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Le Président de Gaulle annonce, dans un discours télévisé, un référendum sur la "participation" (entreprises, universités) en juin, et précise qu'il démissionnera en cas d'échec.
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Les étudiants, rassemblés Gare de Lyon à Paris, accueillent mal l'allocution du Président de Gaulle qu'ils viennent d'entendre sur leurs radios.
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Le commissariat de police de la rue Beaubourg (Paris) est saccagé par les manifestants.
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Une nuit d'émeutes commence à Lyon : le commissaire de police Lacroix est tué par un camion lancé par les manifestants.
25/05
Les journalistes de l'ORTF votent la grève générale et renforcent ainsi l'importance du conflit débuté par les étudiants à la fin mars. Les journalistes veulent ainsi dénoncer le silence qui leur est parfois imposé et les conditions de travail qu'ils jugent incompatibles avec le travail de journaliste.
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Mendès-France déclare, à propos du référendum sur la participation annoncé par le Président de Gaulle : "un plébiscite, ça ne se discute pas, ça se combat".
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Des négociations entre le Gouvernement (Premier Ministre Pompidou, secrétaire d'Etat à l'emploi Chirac), le patronat (Huvelin) et les syndicats (Séguy de la CGT, Bergeron de FO) débutent au ministère des Affaires Sociales (rue de Grenelle à Paris).
26/05
Mendès négocie avec la préfecture pour que l'UNEF puisse tenir un meeting au stade Charlety le 27/06/68.
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De Gaulle donne son accord à Jacques Foccart pour l'organisation d'une grande manifestation pour le 31.
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La 1ère séance de négociation Gouvernement /Syndicats s'achève sur l'accord de Huvelin (CNPF) d'augmenter le SMIG de 30%.
27/05
Conclusion en France des accords de Grenelle.
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Un Conseil des ministres extraordinaire approuve le projet de loi sur la participation devant être soumis à référendum le 16 juin.
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Durant les négociations Gouvernement/syndicats rue de Grenelle à Paris, Séguy (CGT) est informé que l'UNEF organise un meeting avec Mendès dans la matinée.
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Le meeting du stade Charlety à l'initiative de l'UNEF rassemble 30000 personnes. Mendès décline l'invitation à prendre la parole ; Barjonet déclare "Aujourd'hui, la révolution est possible" ; les concessions du Gouvernement (Grenelle) sont rejetées par les ouvriers de Renault et de Citroën : la grève continue.
28/05
Cohn-Bendit revient clandestinement en France et réapparaît à la Sorbonne.
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Mitterrand, dans une conférence de presse, propose, en cas de vacance du pouvoir, Mendès-France comme Premier Ministre provisoire et annonce sa candidature à la présidence.
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Le ministre de l'éducation Peyrefitte démissionne.
29/05
Une manifestation (environ 300000 personnes) organisée par la CGT défile de la Bastille à la Gare St-Lazare à Paris.
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L'opinion publique apprend, inquiète, que De Gaulle est parti à Baden-Baden pour une entrevue mystérieuse avec Massu, commandant des forces françaises en Allemagne.
30/05
Lors des évènements de mai 1968, en France, Charles de Gaulle réapparaît, après être secrètement parti à Baden-Baden consulter l'armée, et notamment le général Jacques Massu.
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Le Premier Ministre Pompidou informe son directeur de cabinet Jobert qu'il compte présenter sa démission au Président de Gaulle, estimant avoir perdu sa confiance.
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Le Président de Gaulle refuse la démission du Premier Ministre Pompidou qui estime avoir été traité par lui avec désinvolture, mais accepte sa demande de renoncer au référendum et de dissoudre l'Assemblée.
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Plus de 500000 personnes (en tête Mauriac et Baker) se rassemblent à la Concorde et remontent les Champs-Elysées en faveur de De Gaulle.
Juin
02/06
Dans un café à Belleville (Paris), une partie de cartes opposant 2 Tunisiens, 1 Juif et 1 Musulman, dégénère en des incidents violents entre Juifs et Arabes.
03/06
L'armée française occupe des installations techniques (émetteurs) de l'ORTF (plan Stentor).
06/06
Des artistes, étudiants, intellectuels commencent à manifester autour de la Maison de l'ORTF (opération Jéricho) pour soutenir son autonomie et la liberté de l'information.
07/06
Les CRS font évacuer les grévistes de "La Samaritaine".
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Le Président de Gaulle, lors d'un entretien télévisé avec Michel Droit, attaque "l'entreprise communiste totalitaire" et se prononce pour la participation aux profits des entreprises.
08/06
L'ancien dirigeant de l'OAS Bidault rentre en France.
12/06
Le Conseil des ministres prononce la dissolution de 11 groupes d'extrême-gauche (dont la JCR) et interdit toute manifestation jusqu'aux élections.
14/06
La police évacue par la force le théâtre de l'Odéon.
20/06
Les ouvriers de Peugeot décident la reprise du travail.
Juillet
01/07
Traité de non-prolifération nucléaire.
10/07
Le Gouvernement Pompidou démissionne.
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Le Président de Gaulle nomme Couve de Murville Premier Ministre, qui forme son Gouvernement : aux finances Ortoli, à l'Education Faure, Capitan garde des sceaux.
12/07
Chirac est nommé secrétaire d'Etat à l'économie et aux finances.
Août
24/08
Canopus, la première bombe H française, explose, au-dessus de l’atoll polynésien de Fangataufa, dans l’océan Pacifique.
Septembre
04/09
Le ministre de l'éducation Faure présente sa loi sur l'enseignement supérieur : 3 cycles d'études ; autonomie relative des universités et établissements.
Octobre
02/10
Marcel Duchamp meurt à Neuilly.
09/10
Le Gouvernement adopte le plan routier breton pour désenclaver la péninsule.
24/10
Morand est élu à l'Académie française.
31/10
Le Gouvernement prononce la dissolution du mouvement d'extrême-droite "Occident".
Novembre
07/11
Mitterrand abandonne la présidence de la Fédération de la gauche.
Décembre
05/12
Le projet sur les droits syndicaux dans l'entreprise est adopté par l'Assemblée nationale.
27/12
La Loi permet aux syndicats bénéficiant de la présomption de représentativité de créer une section syndicale dans les entreprises de plus de 50 salariés et de bénéficier de droits (locaux, distribution de tracts, affichage, réunion, crédits d'heures pour les délégués syndicaux, etc).

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