Loading...
Joutes (9 événements)
Joutes

(9 événements)

 
Première mention de tournoi. Cet authentique art martial consiste à livrer une véritable bataille, mais « sans haine ». Les combats se pratiquaient à armes réelles provoquant de très nombreux accidents mortels. Préparation militaire très efficace, ces Conflictus Gallici auraient pris naissance en Gaule durant l’Antiquité tardive pour s’exporter ensuite avec succès… Nombre de chevaliers sont adoubés à l’issue de tournois. La violence « sans haine » des tournois est souvent plus importante qu’à la guerre où le but du jeu est plutôt de faire des prisonniers afin d’obtenir des rançons.
 
Au concile de Clermont, le pape Innocent II interdit énergiquement la pratique du tournoi. La chevalerie française ne tient aucun compte de cette interdiction.
 
Au concile de Latran, le pape Alexandre III condamne la pratique du tournoi. Malgré la multiplication de ces interdits, le tournoi reste l’activité la plus prisée par les chevaliers qui peuvent y montrer leur force et leur endurance. La chevalerie française, qui accumule les victoires en tournoi comme sur les champs de bataille ne conçoit pas de mettre un terme à cet « art de vivre ».
 
Le roi de France Saint Louis interdit la pratique du tournoi.
 
Bertrand Du Guesclin, alors âgé de 17 ans, gagne un tournoi de lutte bretonne (Gouren). Le futur connétable de France remporte plus tard d’autres tournois de lutte bretonne et pratique également la soule.
Mai
 
Le roi de France Charles VI se distingue lors d’une joute équestre. Froissart, qui nous rapporte ce fait, est peut-être complaisant ; Charles VI n’en est pas moins un authentique passionné et un jouteur plutôt solide. Il transmet le virus à sa descendance. La joute équestre est une version individuelle du tournoi mettant face à face les chevaliers qui se chargent. Ce nouveau sport à la mode nécessite bien des adaptations, tant au niveau des armures qu’au niveau des lances, bien plus courtes que celles utilisées à la guerre. Apparition d’une barrière, la lice, le long de laquelle galopent les chevaliers en sens inverses, dont l’usage se généralise seulement au xve siècle.
 
Se moquant ouvertement des interdits religieux, des chevaliers français se seraient affrontés en tournoi déguisés en clercs.
 
Charles le Téméraire est contraint de menacer de mort les participants d’un tournoi pour qu’ils cessent la partie donnée en l’honneur de son mariage… Les amateurs de tournois, activité ultra-violente qui cadre mal avec l’air du temps, devront désormais se contenter des joutes.
Février
15/02
Une joute équestre est donnée en l'honneur de l'entrée de François Ier à Paris : 1 mort.
NAVIGATION
IXéme - XIIéme - XIIIéme - XIVéme - XVéme - XVIéme