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Mazarin (127 événements)
Mazarin

(127 événements)

Juillet
14/07
Naissance de Jules Mazarin, à Pescina, dans les Abruzzes (royaume de Naples).
Janvier
29/01
Première rencontre entre Richelieu et Mazarin.
Novembre
 
Mazarin est nommé nonce apostolique ordinaire à Paris.
Décembre
15/12
Mazarin devient cardinal.
Décembre
04/12
Après six jours, ce jeudi, à compter de midi et malgré une légère rémission ultime, Richelieu expire une dernière fois. Louis XIII, à cette annonce, paraît presque soulagé, il a choisi un autre cardinal devenu collaborateur, de confiance avec le défunt, Mazarin, comme parrain de son fils, le futur Louis XIV "Dieudonné" né en 1638. Le peuple, défilant devant le corps du premier, paré de son habit de cardinal, lui rendra hommage quatre jours durant. Son cercueil sera ensuite porté jusqu'à la chapelle de la Sorbonne comme ultime demeure.
05/12
Mazarin entre au conseil du roi.
09/12
Cinq jours après la mort de Richelieu, le roi de France Louis XIII confie aux ambassadeurs qu'il va poursuivre la même politique, avec les mêmes ministres, dont au premier chef un autre cardinal, Mazarin, agrégé au Conseil royal. Le défunt cardinal Armand Jean du Plessis de Richelieu semble ainsi continuer de « régner » après sa mort.
 
Entrée de D'Artagnan chez les mousquetaires du Roi (où exerce déjà son frère aîné Paul), avec la protection de Mazarin.
 
La compagnie des Mousquetaires est dissoute par Mazarin.
Mars
15/03
Mazarin, parrain du roi Louis XIV, est nommé surintendant chargé de son éducation.
Juillet
18/07
Particelli d'Emery est nommé surintendant des finances par Mazarin.
Décembre
13/12
Le cardinal Mazarin dit être réduit à offrir aux marchands "le peu de pierreries et de vaisselle" qui lui restent.
Février
10/02
La Rochefoucauld lève un régiment d’infanterie de son nom, son régiment de cavalerie ayant été licencié. Dans son gouvernement du Poitou, où il réside par ordre de la reine, La Rochefoucauld soutient la cause de la cour et de Mazarin.
Mars
13/03
Anne d’Autriche et Mazarin, irrités par les remontrances, mettent en vigueur des mesures vexatoires telles que la suppression des gages d’officiers ou celui de la Paulette. Début de l'affaire de la Paulette.
Mai
18/05
Le Conseil décide la suppression du droit annuel. Autrement dit, Mazarin, premier ministre, prive les parlementaires du bénéfice de la Paulette, mesure très mal accueillie par tous les intéressés.
Juillet
10/07
La Chambre Saint-Louis présente sa charte réformiste. Mazarin et ses ministres, isolés (la force armée est aux frontières), se résignent à ratifier le renversement politique exigé, qui met fin au ministériat et à l'État absolutiste moderne, construit sur l'impôt. Par l'ordonnance royale du 18 juillet, les 17 intendants provinciaux sont rappelés, les innovations fiscales révoquées, les fermes d'impôts suspendues. Les recouvrements s'interrompent et le pouvoir dans les provinces passe aux mains des gouverneurs et magistrats locaux.
Août
25/08
Jour de la Saint-Louis. Le Conseil d’en haut (la régente, Monsieur, Mazarin, Séguier, Chavigny) décide l’arrestation de Broussel et de plusieurs autres magistrats. Dans le climat tendu des débuts de la Fronde, Gondi, le futur cardinal de Retz, prononce le même jour, à l’église Saint-Paul, un sermon politique, très emporté et très séditieux », selon son secrétaire, Guy Joly. C’est le seul sermon qu’il publiera.
26/08
Te Deum à Notre-Dame de Paris en l’honneur de la victoire de Lens. Arrestation du président de Blancmesnil et du conseiller Broussel, opposants notoires à Mazarin.
27/08
Gondi tient conseil avec le duc de Longueville et ses amis et décide de tout faire pour chasser le cardinal Mazarin du pouvoir.
Septembre
20/09
Condé rejoint la reine Anne, ses enfants et Mazarin, à Rueil.
Décembre
09/12
La Rochefoucauld, le mémorialiste regagne Paris. Il abandonne le cardinal Mazarin pour le camp des Frondeurs, et s’attache au parti de Condé, et devient l’un des principaux partisans de la révolte par son influence sur la duchesse de Longueville.
Janvier
08/01
Le Parlement déclare Mazarin ennemi du roi et de l’État et perturbateur du repos public.
16/01
Le maréchal de Turenne, s'étant révolté, Mazarin donne à Erlach le commandement de l'armée d'Allemagne.
18/01
Lettre du Parlement de Paris aux Parlements de province pour les engager à la résistance. Gondi, coadjuteur de Paris, est installé au Parlement comme conseiller d’honneur-né, à la place de son oncle l’archevêque. Il fait signer à tous les chefs de la Fronde une promesse d’union contre Mazarin (ce sont notamment Beaufort, Bouillon, Noirmoutier, La Rochefoucauld, etc.).
25/01
Gondi prononce un sermon politique contre Mazarin à l'église St-Paul.
--   
Le Parlement ordonne la saisie de tous les biens de Mazarin.
Février
27/02
Mazarin attire Rantzau à Saint-Germain-en-Laye. Il était enfermé dans Dunkerque et on craint qu’il ne livre la place contre de l’argent. Rantzau est arrêté. Il avait perdu une jambe au siège d’Arras (en 1640) et était estropié d’une main. Il est détenu onze mois. Il attrape, pendant sa détention, une hydropisie, il en mourra peu après sa sortie.
Mars
09/03
Les meubles de Mazarin sont vendus aux enchères.
Mai
22/05
Dans le cadre des réconciliations générales, le projet de mariage entre le duc de Merc½ur, frère aîné de François de Vendôme et Laure Mancini, nièce de Mazarin, est rendu public.
Juin
 
Furieux d’avoir dû céder au Parlement, d’Alais est sorti d’Aix, a levé une armée de la noblesse environnante et est revenu battre les troupes du Parlement à la bataille du Val, près de Draguignan. Mazarin envoie à Aix des commissaires pour régler définitivement les problèmes. Le rapport de force est du côté du gouverneur, le Parlement recule sur tous les sujets de litige.
18/06
Retz et ses amis, notamment François de Vendôme, s’inquiétaient de l’arrogance de ces jeunes gandins, du parti du cardinal Mazarin, parmi lesquels Jarzé et duc de Candale. Il s’agissait de savoir qui tiendrait le haut du pavé. Tel était le sens de la mission confiée au « Roi des Halles ». François de Vendôme tire la nappe des convives (parmi lesquels le duc de Candale) de Jarzé au Jardin de Renard (sorte d’auberge en lisière du jardin des Tuileries). Un duel est décidé. le duc d’Orléans accommode ensuite les parties.
Août
20/08
Gondi rencontre Mazarin et se réconcilie en apparence avec lui.
Septembre
14/09
La paix de Saint-Aignan, imposée par le roi, est composé à Compiègne ; elle est acceptée à l’unanimité par le Parlement d’Aix le 22 août. Pour Mazarin, c’est une véritable déclaration de guerre.
16/09
Réconciliation de façade entre Condé et Mazarin, qui fait donner Pont-de-l’Arche au duc de Longueville et consent à ne pas marier ses nièces sans s’être entendu auparavant avec Condé.
Octobre
02/10
Nouvel accommodement entre Condé et Mazarin. Mazarin feint de s’engager à consulter en tout Condé.
Novembre
23/11
Disgrâce de Mme de Beauvais, amie de Jarzé, lui-même grand ami de Condé. Il est tombé amoureux de la reine. Ne doutant pas que ses sentiments soient partagés, il gagne Mme de Beauvais, première femme de chambre de la reine qui consent à déposer sur son miroir la lettre enflammée de René du Plessis de Jarzé. Premier mouvement de la reine : la fureur. Mazarin la tempère et lui dicte une réplique ironique. La reine la récite le 26 novembre publiquement à Jarzé : « Vraiment, monsieur de Jarzé, vous êtes bien ridicule. On m’a dit que vous faites l’amoureux. Voyez un peu le joli galant ! Vous me faites pitié, il faudroit vous envoyer aux Petites-Maisons. Mais il est vrai qu’il ne faut pas s’étonner de votre folie ; car vous tenez de race. Voulant citer en cela le maréchal de Lavardin, qui autrefois avoit été passionnément amoureux de la reine Marie de Médicis, et dont le roi, son mari, Henri le Grand, se moquoit lui-même avec elle. (selon Mme de Motteville, Dubuisson-Aubenay fait un récit voisin). Tout le monde s’esclaffe. Jarzé, humilié, se retire de la cour. ».
Décembre
22/12
Au Parlement, série de réquisitoires à propos de l’émeute du 11. Gondi, Broussel et François de Vendôme sont inculpés de tentative d’assassinat contre Condé. Gondi décide de se rapprocher de la reine et de Mazarin.
26/12
Paix de Bordeaux. Fin de la première Fronde bordelaise. Mazarin fait aux Bordelais diverses concessions, à condition que le Château-Trompette soit remis au roi. Mazarin accorde en fait aux Bordelais à peu près tout ce qu’ils demandent : une amnistie complète, une réduction de leurs taxes et la démolition de la citadelle de Libourne.
Janvier
14/01
Accord entre la reine et le cardinal, d’une part, Gondi et la duchesse de Chevreuse, d’autre part. La reine et Mazarin promettent le chapeau de cardinal à Gondi. Il s’agit de neutraliser ce dernier pendant qu’on prépare l’arrestation des princes.
16/01
Mazarin signe une déclaration dans laquelle il promet de défendre les intérêts de Condé.
Mai
23/05
Longueil, grâce au soutien d'amis auprès de Mazarin, devient Surintendant des Finances.
Juin
29/06
Le roi et Mazarin partent de Compiègne pour Paris.
Août
26/08
Mazarin arrive au camp de Cenon et montre au jeune Louis XIV, du haut d’une colline, la ville de Bordeaux en état de siège.
Septembre
03/09
Mazarin à Lionne, qui est à l’époque secrétaire des commandements de la reine, « Il faut sortir de l’affaire de Bordeaux. ».
12/09
Gaston d’Orléans reçoit un émissaire espagnol, don Gabriel de Tolède, et entreprend, dans le dos de Mazarin, des négociations en vue de la paix générale.
Octobre
04/10
Entrevue officielle de La Rochefoucauld et du duc de Bouillon avec Mazarin, à Bourg, après l’amnistie. C’est à cette occasion que La Rochefoucauld se rend à la messe dans le carrosse de Mazarin, et répond au Cardinal : « Tout arrive en France. » Il salue le roi et met un genou en terre pour lui demander pardon.
Novembre
04/11
La foule pend en effigie le cardinal Mazarin pour se venger d’une tentative d’assassinat contre François de Vendôme, tentative que l’on impute au cardinal.
07/11
Mazarin tient des conférences à Fontainebleau avec la duchesse de Chevreuse, qui demande le chapeau de cardinal pour Gondi ; devant le refus du Conseil, Mazarin ajourne l’affaire jusqu’au retour de la reine à Paris. Ulcéré, Gondi intrigue pour réconcilier la Fronde parlementaire et la Fronde des princes.
10/11
Réconciliation de Gaston d'Orléans et de Mazarin. On demande à Gaston, qui est allé retrouver la cour en grand appareil à Fontainebleau, d’approuver le transfert des princes au Havre.
Décembre
 
Mazarin, qui est à Rethel, envoie d’Artagnan féliciter le maréchal du Plessis de sa victoire sur les troupes de Turenne, passé au service des Espagnols.
01/12
Départ de Mazarin pour l’armée de Champagne.
05/12
Entrevue de Gondi et de la princesse palatine en vue de réaliser l’union de la vieille Fronde et de la Fronde des princes. Il profite de l’absence de Mazarin.
20/12
Au Parlement, le Coadjuteur réclame pour les princes, transférés au Havre, une prison plus salubre et attaque le cardinal Mazarin.
 
Lors de l'exil de Mazarin à Brühl, d'Artagnan accompagne le ministre.
Janvier
31/01
Paroles maladroites de Mazarin, comparant les frondeurs aux révolutionnaires anglais Fairfax et Cromwell et le Parlement de Paris au Parlement anglais.
Février
01/02
Gaston d'Orléans, indigné par les propos de Mazarin comparant les frondeurs aux révolutionnaires anglais, les révèle au Parlement de Paris.
02/02
Gaston d’Orléans, poussé par Gondi, rompt publiquement avec Mazarin.
04/02
Le Parlement réclame à la reine l’éloignement de Mazarin.
06/02
Mazarin déguisé quitte Paris et se réfugie à Saint-Germain-en-Laye, après avoir fait rédiger par Le Tellier les ordres pour la libération des princes.
07/02
Le parlement exige de la reine une déclaration excluant du pouvoir « tous étrangers ou autres qui auront fait serment à d’autres princes que le Roi ». Ce qui vise doublement Mazarin : comme Italien et comme cardinal. Mais aussi peut-être Gondi, futur cardinal de Retz, qui ne fait pas mystère de son ambition.
09/02
Le parlement rend un arrêt ordonnant à Mazarin et à sa famille de quitter le royaume dans les quinze jours.
13/02
Mazarin arrive au Havre, libère lui-même les princes frondeurs Condé, Conti et Longueville, puis part en exil.
17/02
Colbert écrit à Mazarin pour lui demander son entière confiance.
Mars
01/03
Jean-Baptiste Colbert, commis de Michel Le Tellier, devient secrétaire particulier de Mazarin. Colbert demande une confiance sans réserve et les deux hommes s’accordent définitivement le 2 juin. Leur collaboration dure dix ans.
Avril
11/04
Mazarin s'installe au château de Brühl, dans l'électorat de Cologne.
Juillet
18/07
Pour apaiser Condé, Anne d'Autriche accepte de congédier trois membres du gouvernement considérés comme les valets de Mazarin.
Août
04/08
Publication à Paris d’un traité fait en juillet ou août 1651 entre Mazarin, Châteauneuf, Retz et Mme de Chevreuse. La cour et la vieille Fronde concluent contre une alliance contre Condé. Gondi sera cardinal et Mademoiselle de Chevreuse épousera Paolo Mancini, neveu de Mazarin.
Septembre
05/09
Une déclaration royale confirme le bannissement perpétuel de Mazarin.
Novembre
13/11
Mazarin, qui rassemble des troupes en vue de son retour en France, écrit de Dinant au baron de Pénacors, ami de Gondi, pour demander l’appui de ce dernier.
Décembre
12/12
Louis XIV rappelle le cardinal Mazarin.
19/12
Alors que Mazarin est à Sedan, le Coadjuteur Gondi incite le Parlement à s'opposer au retour du ministre déchu.
24/12
Mazarin passe la frontière avec une armée de 7000 hommes.
28/12
Anne d'Autriche fait dire à Gondi qu'elle accepte le retour de Mazarin et compte sur lui pour le faciliter.
29/12
Le Parlement rend contre Mazarin un arrêt de proscription.
30/12
Mazarin entre à Rethel.
Janvier
02/01
Mazarin entre à Épernay.
08/01
Vente aux enchères de la bibliothèque de Mazarin (→ 17/02).
09/01
Jacques Du Coudray de Geniers et François Bitault, conseillers au Parlement de Paris, sont envoyés à Pont-sur-Yonne, près de Sens, pour empêcher le passage du cardinal de Mazarin, de retour en France à la tête d’une forte troupe commandée par le maréchal d’Hocquincourt. Morangé, à la tête de cent mousquetaires du Languedoc, et après une forte résistance plie sous le nombre, ce qui ouvre au cardinal la route de Poitiers. Bitault est arrêté.
18/01
Mazarin passe la Loire à Gien.
24/01
Alliance de Condé et de Gaston d’Orléans contre Mazarin.
--   
Le Parlement qui avait député Bellièvre à la cour pour protester contre le retour de Mazarin, reçoit la réponse de la cour : Mazarin est rentré en France à la tête d’une armée sur ordre du roi. Le Parlement réitère une déclaration de pure forme contre le retour de Mazarin.
28/01
Mazarin entre à Poitiers accueilli triomphalement par la reine-mère.
29/01
Le comte d’Harcourt écrit à Mazarin qu’il fait prendre à ses troupes les quartiers de rafraîchissement le long de l’Isle et de la Dordogne.
Février
02/02
Le duc de Bouillon et son frère, le maréchal de Turenne, arrivent à Poitiers. Ayant obtenu de Mazarin de larges compensations pour la perte de Sedan, ils viennent se mettre au service de la Cour.
Mars
28/03
Mazarin apprend la nouvelle de la prise d’Orléans.
29/03
Violente querelle entre Nemours et Beaufort qui en viennent aux armes en présence de Mademoiselle lors d’un conseil de guerre tenu dans un faubourg d’Orléans ; Nemours, qui voulait secourir Montrond assiégé, doit céder et après l’arrivée de Condé, l’armée des princes rebelles marche vers Montargis pour couper la route à Mazarin.
Avril
02/04
A Paris, manifestation sur le Pont Neuf en faveur des princes (→ 04/04). Ces manifestations populaires contre Mazarin sont orchestrées par le parti des princes. Les désordres sont réprimés par le Parlement et la milice bourgeoise.
11/04
Condé arrive dans la capitale. Retz ne fait rien pour l’en empêcher, tant la cause de Mazarin est impopulaire à Paris. Avec Condé, La Rochefoucauld père et fils sont reçus triomphalement à Paris, d’où la cour s’est retirée depuis plus de trois mois.
19/04
Une assemblée tenue à l’Hôtel de ville (→ 22/04) décide d’envoyer une députation au roi pour le supplier de renvoyer Mazarin et de revenir à Paris.
28/04
Rohan, Chavigny et Goulas se rendent à la Cour à Saint-Germain demander l’exil de Mazarin à la reine et au roi. Mais Mazarin refuse de sortir pendant leur entrevue. Elle tourne à la confusion des visiteurs qui n’obtiennent rien et rendent Condé suspect à ses propres partisans.
Mai
28/05
Mazarin amène Louis XIV à Étampes.
Juin
11/06
Procession de la châsse de sainte Geneviève, menée par l’archevêque Jean-François de Gondi. La sainte est invoquée contre Mazarin. Le jour même des parlementaires parisiens, suspects de mazarinisme, sont assaillis à leur sortie du Palais.
15/06
Grâce à un succès remporté à Villeneuve-Saint-Georges, Turenne oblige le duc de Lorraine (qui, en dépit du traité signé le 6 avec Mazarin, continuait à ravager les alentours de Paris) à tenir parole et à se retirer en Flandre.
25/06
Le Parlement refuse de subordonner un éventuel accord avec la cour à l’éloignement préalable de Mazarin. Émeute populaire à l’issue de la séance.
28/06
La cour est à Saint-Denis. Mazarin laisse livrer du pain aux Parisiens, à condition que ceux-ci gardent une stricte neutralité dans la bataille qui va être livrée.
Juillet
10/07
Mazarin récompense un fidèle, Guy de Bar, maréchal de camp (le 28 janvier 1649). Chargé de conduire les princes de Marcoussis au Havre en novembre 1650, il est fait lieutenant général d’Amiens.
14/07
Nicolas Fouquet, replié à Argenteuil, rédige deux mémoires pour Mazarin qui lui exposent la situation à Paris.
18/07
Condé force le Parlement de déclarer que le roi est prisonnier entre les mains de Mazarin et fait décerner la lieutenance générale du royaume au duc d’Orléans.
Août
06/08
Louis XIV convoque à Pontoise les membres du Parlement qui entendent lui demeurer fidèles. Quatorze parlementaires partis discrètement de Paris s’y rendent un par un. Ils tiennent leur première séance le 7 août dans la grange du couvent des Cordeliers et enregistrent la déclaration royale qui les installe à Pontoise. Ils demandent respectueusement au roi l’éloignement de Mazarin. Molé, premier président, les présidents de Novion et Le Coigneux, Henri de Baradat, l’évêque de Noyon, pair de France, les maréchaux de l’Hôpital et de Villeroy, 18 conseillers et 4 maîtres des requêtes. Du 7 août au 20 octobre, les Parlementaires restés à Paris sous la présidence de M. de Nesmond, tiennent normalement leur session.
12/08
Louis XIV promet d’écarter Mazarin pour rétablir la paix civile.
19/08
Pour répondre au vœu des parlementaires de Pontoise, désireux d’enlever tout prétexte de révolte à ceux de Paris, Mazarin fait mine de s’exiler à nouveau. Il se rend à Château-Thierry ; de là, il gagne Bouillon.
Octobre
26/10
Le roi décide de rappeler le cardinal Mazarin.
Novembre
26/11
Au Louvre, le Conseil du roi délibère sur le sort de Retz. Le Tellier et Abel Servien, proposent de l’arrêter en dépit de sa dignité cardinalice. Dans sa lettre du 3 décembre à Le Tellier, Mazarin approuve l’arrestation de Retz.
Décembre
19/12
Malgré les avertissements de Caumartin et de la princesse palatine, Retz va au Louvre à 9 heures du matin, après avoir brûlé ses papiers. Vers 11 heures, il est arrêté par le marquis de Villequier, capitaine des gardes en quartier. L’après-midi, il est transféré au château de Vincennes et incarcéré au deuxième étage du donjon. Le public ne manifeste aucune émotion. Mazarin dirige de loin cette réaction, sans vouloir reparaître trop tôt, pour ne pas en assumer la responsabilité.
 
Mazarin fait accorder à d'Artagnan la charge de « Capitaine concierge de la volière du Roi », que convoitait Colbert.
Janvier
28/01
Turenne et Mazarin entrent dans Vervins reprise aux Espagnols. Les deux hommes prennent la route de Paris tandis que l’armée prend ses quartiers d’hiver à Crécy et à Laon.
Février
03/02
Retour de Mazarin à Paris.
Mars
29/03
Réception officielle de Mazarin à Hôtel de ville où il est couvert de louanges alors qu’il y avait été qualifié de « plus grande ordure du siècle » en juin 1652, moins d’un an plus tôt.
31/03
L’archevêque d’Embrun arrive à Blois pour se plaindre à Monsieur de la conduite de Mademoiselle et de ses liens avec Condé. Il est envoyé par Mazarin.
Juillet
04/07
Louis XIV et Mazarin assistent à un feu d’artifice tiré sur la place de Grève. Banquet offert par la municipalité.
Août
18/08
A l’instigation du gouvernement royal, le nonce Bagno, les ministres de Brienne et Le Tellier vont visiter Retz dans sa prison et lui proposent de le libérer à condition qu’il se retire à Rome. Mais Retz, qui a été prévenu par ses amis, refuse malgré sa lassitude. Sa réponse est même imprimée et publiée à Paris par les Frondeurs. Mazarin, furieux, fait changer la garde de Vincennes.
Octobre
20/10
Louis XIV est à Châlons avec la Reine Anne, le duc d'Anjou et le cardinal Mazarin.
Août
28/08
Louis XIV, accompagné de Mazarin, fait son entrée dans Arras.
Mai
27/05
Alphonse IV d'Este, duc de Modène, épouse par procuration Laura Martinozzi, nièce du ministre français Jules Mazarin.
Juillet
 
D'Artagnan achète 80 000 livres une charge de capitaine aux Gardes dans la compagnie de Fourille, grâce à l'argent de la revente de ses charges précédentes et à 4 000 livres prêtés par des fidèles de Mazarin, notamment Colbert, alors au début de sa carrière.
Mars
05/03
Un contrat portant les signatures de Louis XIV et Mazarin, autorise D'Artagnan à prendre Anne Charlotte de Chanlecy, dame de Sainte-Croix pour épouse.
Mai
28/05
Louis XIV, par l'intermédiaire de Mazarin, concède à Chaillou l'exclusivité de faire commerce du chocolat pour 29 ans.
Juin
25/06
Mazarin visite le château de Vaux-le-Vicomte.
Juillet
01/07
Le cardinal Mazarin est à Blois.
12/07
Le cardinal Mazarin avertit le Roi du bruit que fait sa liaison avec sa nièce, et le conjure de cesser un commerce si préjudiciable à sa gloire, à l’honneur de Marie Mancini et au repos de lui.
Mars
26/03
Colbert informe Mazarin : "Puisque Votre Éminence a trouvé bonne l'ode que je lui ai envoyée et qu'elle désire savoir le nom de celui qui l'a faite, il s'appelle Perrault, avocat au Parlement, qui a du génie et qui fait bien les vers".
Avril
08/04
La cour du Roi Louis XIV arrive à Narbonne venant de Montpellier où elle a laissé Mazarin souffrant de la goutte.
17/04
Le cardinal Mazarin arrive à Castelnaudary.
18/04
Le Roi Louis XIV quitte Carcassonne et va coucher à Castelnaudary où il retrouve le cardinal Mazarin.
Mars
06/03
Mazarin décide de consacrer une part de sa fortune à la fondation d'un collège [Collège des Quatre-Nations], pour l'instruction gratuite de 60 écoliers, dans lequel serait installée sa bibliothèque.
07/03
Mazarin reçoit l'extrême-onction, au château de Vincennes, des mains du père Joly.
09/03
Mort du cardinal Mazarin.