Diderot et d'Alembert réorientent le projet initial de simple traduction de la "Cyclopaedia" de Chambers vers une totale réécriture intégrant les sciences dans un système philosophique cohérent, et s'assurent la collaboration de 172 rédacteurs.
Diderot est libéré sous surveillance suite à l'intercession des libraires auprès du comte d'Argenson, de Berryer (lieutenant Général de police) et du chancelier d'Aguesseau, arguant d'un préjudice grave pour l'entreprise commerciale encyclopédiste.
Le tome I de "L'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers", édité par Diderot et d'Alembert, est publié à 2050 exemplaires.
L'abbé De Prades, ami de Diderot et collaborateur de "l'Encyclopédie", soutient avec succès en Sorbonne sa thèse de doctorat "Quel est celui sur la force duquel Dieu a répandu le souffle de la vie?" Mais rapidement les Jésuites y discernent des propositions antichrétiennes.
Grâce aux efforts de Malesherbes (qui a fait mettre à l'abri de toute saisie les papiers de Diderot et des libraires) et au crédit de Mme de Pompadour, le Gouvernement autorise discrètement Diderot et d'Alembert à reprendre leur oeuvre encyclopédique.
Le jésuite Geoffroy publie "Les Réflexions d'un franciscain, avec une lettre préliminaire adressée à M. Diderot (...)", où il révèle les liens des abbés de Prades, Yvon, Pestré et Mallet avec l'Encyclopédie, dont ils sont des collaborateurs. Pour échapper à l'emprisonnement, ils fuient en Hollande.
Un Édit du Parlement prévoit la peine de mort ou les galères pour les auteurs et imprimeurs de livres tendancieux et clandestins (visant implicitement "l'Encyclopédie" de Diderot).
Le tome VII de "L'Encyclopédie" de Diderot et d'Alembert est publié. L'article "Genève" suscite des protestations du parti dévot et des pasteurs genevois, et provoque la brouille avec Rousseau.
Un privilège est accordé à Diderot pour un "Recueil de mille planches gravées en taille douce sur les sciences, les arts libéraux et mécaniques, les explications des figures en quatre volumes in folio". Il peut donc continuer son travail encyclopédique.
Diderot écrit à sa fille Angélique : "L'Abbé [Raynal] parle politique comme Oxsenstrirne ; il ferait la leçon à Ximenès ou à Richelieu ; pour la galanterie, il y entend moins qu'une ouvrière de dix-huit ans".