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Révolution Française (2121 événements)
Révolution Française

(2121 événements)

Novembre
24/11
La Convention décrète l'arrestation des fermiers généraux.
25/11
Combat de Coëtbihan.
27/11
Bataille de La Garnache.
28/11
A Paris, la Commune ordonne la fermeture de tous les lieux de culte.
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Lavoisier vient se constituer prisonnier (au couvent de Port-Royal) avec 26 autres fermiers généraux (dont son beau-père Paulze).
29/11
Antoine Barnave est condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire et guillotiné à Paris.
30/11
Le culte catholique est interdit à Paris. La cathédrale est transformée en entrepôt.
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Bonaparte fait prisonnier le Général O'Hara, commmandant en chef des troupes anglaises débarquées.
Décembre
04/12
Le principe de « centralité législative » et l'institution du gouvernement révolutionnaire sont affirmés par décret. Les congrès des sociétés populaires, condamnés pour fédéralisme, sont interdits.
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Echec du siège d'Angers par les Vendéens.
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De retour d'Alsace, Saint-Just arrive à Paris.
05/12
Fusillades en masse à Lyon.
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Fusillades de Nantes.
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Desmoulins fonde un nouveau journal, Le Vieux Cordelier.
06/12
Bataille du Bois-de-Céné. Reprise de l'île de Bouin sur les Vendéens de Charette.
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Prise de Villelongue par les Espagnols.
07/12
Deuxième bataille de Legé.
08/12
Madame du Barry, ancienne favorite de Louis XV, est guillotinée sur ordre du tribunal révolutionnaire. Ses derniers mots auraient été : « Encore un moment, Monsieur le bourreau ! ».
09/12
Le marquis de Sade est mis en accusation.
10/12
Bataille de Pontlieue.
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Les Vendéens prennent Le Mans.
11/12
Bataille des Quatre-Chemins.
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Bonaparte prépare l'artillerie pour l'assaut sur les forts de l'Eguillette et du Balaguier qui commandent le goulet de Toulon.
12/12
Les Vendéens sont vaincus à la bataille du Mans. Massacre de plus 15 000 personnes par les Républicains.
13/12
Cernés par les troupes républicaines, affaiblis par les maladies, les Vendéens et les derniers Chouans encore présents sont écrasés à la bataille du Mans où 15 000 personnes sont massacrées.
15/12
Schneider est arrêté pour extrémisme.
16/12
Les Vendéens remportent une victoire à Ancenis.
17/12
Bonaparte prend la tête d'un bataillon d'infanterie et le conduit à l'assaut des hauteurs de la colline Caire (La Seyne). Il reçoit un coup de baïonnette au mollet.
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Le lieutenant Marmont emporte le fort du petit Gibraltar (rade de Toulon). Les fantassins, menés par Bonaparte, attaquent l'Eguillette et le Balaguir (rade de Toulon). Les Anglais, paniqués, évacuent les 2 forts en abandonnant leurs canons.
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Bonaparte et ses hommes se lancent à l'assaut du fort de Malbosquet, pénètrent dans l'enceinte, s'emparent des canons et les tournent contre les vaisseaux anglais : Toulon est libérée.
18/12
Borda rédige un texte de soutien à Lavoisier.
19/12
Dugommier et Bonaparte reprennent Toulon.
21/12
Francois-Joseph Westermann annonce à la Convention la destruction de la Vendée.
23/12
Les Vendéens sont écrasés par Westermann à la bataille de Savenay. Fin de la Virée de Galerne.
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Augereau, de l'Armée des Pyrénées, est promu Général de division.
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Delambre, Borda, Laplace, Coulomb, Brisson, qui participent aux opérations pour l'instauration du système métrique décimal, sont destitués de la Commission des poids et mesures pour avoir signé une lettre de soutien à Lavoisier.
24/12
Bonaparte est promu Général de brigade.
27/12
Début des fusillades des Ponts-de-Cé et des fusillades de Sainte-Gemmes-sur-Loire.
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A la tête de l'armée de Rhin-et-Moselle, le général Lazare Hoche bat les Autrichiens et les Prussiens, à la bataille de Wissembourg.
28/12
L'ancien maire de Strasbourg Frédéric de Dietrich et l'ancien ministre Lebrun sont exécutés.
31/12
Bataille de Machecoul.
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Portalis est arrêté à Paris et assigné à résidence dans la "maison de santé" du "Dr" Belhomme, rue de Charonne.
Janvier
 
Alors qu'en Vendée militaire les Vendéens, écrasés lors de la Virée de Galerne, tentent de résister contre les colonnes infernales du général Turreau, au nord de la Loire des bandes de Chouans reprennent les armes dans les zones traversées par les Vendéens.
03/01
Défaite de Charette à Machecoul.
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Reprise de Noirmoutiers sur les Vendéens.
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Les forces de La Rochejaquelein et Stofflet sont dispersées par le général Grignon.
04/01
Le Comité de salut public ordonne la fabrication de baïonnettes plutôt que de piques, jugées inefficaces.
05/01
Le Ministre de la guerre Bouchotte nomme Bonaparte inspecteur de la côte de la Méditerranée, sur la recommandation du Général Dugommier.
06/01
Bonaparte visite sa famille réfugiée à Marseille et promet de les aider à "trouver un logement plus décent".
07/01
Robespierre, qui avait défendu Camille en danger aux mains de la Convention nationale, s'adressant au club des Jacobins, conseille non pas l'expulsion de Desmoulins, mais la mise à feu de certains numéros du Vieux Cordelier. Camille répondit vivement qu'il répondrait avec Rousseau : « Brûler n'est pas répondre », et une violente querelle s'ensuivit.
08/01
Robespierre s'attaque à Fabre d'Eglantine au sein du club des Jacobins.
09/01
Le chef vendéen d'Elbée, fait prisonnier à Noirmoutier, est exécuté par les troupes révolutionnaires.
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Seconde incarcération de Vidocq à la prison des Baudets sur une fausse dénonciation suite à une rixe amoureuse (→ 20/01).
10/01
Antoine-Adrien Lamourette est guillotiné.
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Desmoulins est exclu du club des Jacobins.
11/01
Bataille de Grasla pendant la guerre de Vendée.
12/01
Arrestation de Fabre d'Églantine, compromis dans le scandale de la Compagnie des Indes.
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Début des fusillades d'Avrillé et de la bataille de la forêt de Princé.
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Dans le Pays de Retz, Haxo déloge les troupes de La Cathelinière de la forêt de Princé.
13/01
Reprise de Worms et du fort Vauban sur les coalisés.
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Massacre de Legé ; 64 prisonniers de guerre et civils vendéens sont fusillés par les Républicains.
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Sade est transféré à la maison des Carmes, rue de Vaugirard, puis à la prison St-Lazare, à Paris.
15/01
Un décret organise l'administration des monnaies : il n'y aura qu'un seul atelier monétaire, celui de Paris.
16/01
Le Général Dugommier est nommé à la tête de l'armée des Pyrénées Orientales.
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Un décret de la Convention rebaptise Marseille la "Ville-sans-Nom".
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Turreau demande aux représentants en mission Francastel, Bourbotte et Louis Turreau, son cousin, de se prononcer sur « le sort des femmes et des enfants ». Il écrit à ce sujet que : « s'il faut les passer tous au fil de l'épée, je ne puis exécuter une pareille mesure sans un arrêté qui mette à couvert ma responsabilité ». Sa lettre reste sans réponse.
17/01
Les « colonnes infernales » de Turreau en Vendée.
19/01
Les Britanniques prennent pied en Corse.
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Le Comité de Salut Public approuve la proposition du Général Louis-Marie Turreau pour l'extermination des « brigands » de la Vendée.
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Turreau fait parvenir ses instructions à ses généraux. La consigne est de passer au fil de la baïonnette tous les rebelles « trouvés les armes à la main, ou convaincus de les avoir prises », ainsi que « les filles, femmes et enfants qui seront dans ce cas ». Il ajoute que « les personnes seulement suspectes ne seront pas plus épargnées, mais aucune exécution ne pourra se faire sans que le général l'ait préalablement ordonné ». En revanche les hommes, femmes et enfants « en qui le général reconnaîtra des sentiments civiques » devront être respectés et évacués sur les derrières de l'armée.
23/01
Le représentant Laignelot dénonce à la Convention les massacres commis dans les environs de Challans par les troupes du général Haxo, mais sa lettre ne provoque aucune réaction.
25/01
Les poursuites à l'encontre de Chamfort sont abandonnées.
27/01
La Convention, sur proposition de Barère, rend obligatoire l'emploi de la langue française dans les actes publics.
28/01
Lors de l'attaque d'un groupe de pillards à Nuaillé, La Rochejaquelein est abattu par un tireur isolé.
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Blessé, La Cathelinière est capturé à Frossay.
Février
01/02
Les Républicains repoussent une attaque vendéenne contre La Roche-sur-Yon.
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Stofflet bat le général Crouzat à Gesté. Puis il s'empare de Beaupréau et reprend Chemillé.
02/02
Charette et Sapineau se rejoignent à Chauché où ils repoussent les colonnes de Grignon, Lachenay et Prévignaud.
04/02
Abolition de l'esclavage dans les colonies.
05/02
échec des Espagnols au camp des sans-culottes.
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La Royal Navy mouille dans la baie de la Mortella, amenant l'artillerie aux miliciens anti-républicains de Paoli.
06/02
Le Comité de Salut public charge Monge de la rédaction d'une "Description de l'art de fabriquer les canons".
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Charette et Sapinaud attaquent et écrasent la garnison de Legé.
08/02
Carnot écrit à Turreau que « ses mesures paraissent bonnes et ses intentions pures ».
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Désormais à la tête de 4 000 à 7 000 Vendéens, Stofflet attaque Cholet. Bien que défendue par 3 000 hommes, la ville est prise, le général Caffin est blessé et le général Moulin se suicide. Cependant le général Cordellier arrive en renfort avec sa colonne et reprend la ville. Cholet n'est resté que deux heures aux mains des Vendéens, néanmoins, l’événement retentit jusqu'à Paris et provoque la colère du Comité de salut public qui menace Turreau.
09/02
Un Décret lance un Concours sur les moyens d'organiser les montres et pendules avec les divisions décimales.
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Hentz et Garrau écrivent à nouveau au Comité que « quand la guerre de la Vendée sera complètement terminée, il n'y restera point d'habitants, puisqu'on y aura tout détruit. [...] Il faudra déclarer tout le pays confisqué à la République, sauf l'indémnité aux réfugiés, et le nombre de ces réfugiés est très faible, relativement au reste qui est coupable, qui a péri et qui périra ».
10/02
Jacques Roux se suicide en prison.
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Défaite des Vendéens à Saint-Colombin.
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Le Comité de salut public dépêche dans l'Ouest les représentants en mission Francastel, Hentz et Garrau, qui sont investis de « pouvoirs illimités ».
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Charette et Sapinaud se heurent à la colonne de Duquesnoy qui les met en déroute. Les Vendéens se replient alors sur Saligny où les forces de Charette et Sapinaud se séparent.
12/02
La Convention, sur proposition de Maignet, autorise la ville-sans-Nom à reprendre son ancien nom de Marseille.
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Devant la Convention, Barère dénonce une « barbare et exagérée exécution des décrets », il reproche au général d'avoir incendié des villages paisibles et patriotes au lieu de traquer des insurgés.
13/02
Bernadotte devient Chef de bataillon.
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Le Comité de salut public ordonne l'arrestation du député Hérault de Séchelles.
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Carnot somme Turreau de « réparer ses fautes », de mettre fin à sa tactique de dissémination des troupes, d'attaquer en masse et d'exterminer enfin les rebelles : « Il faut tuer les brigands et non pas brûler les fermes ».
14/02
Stofflet attaque Cordellier à Beaupréau, mais il est de nouveau battu.
15/02
Boisguy rassemble deux cents hommes qui marchent sur Mellé et en chassent la garnison républicaine. Début de la première chouannerie.
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La Convention nationale adopte en France un pavillon national dessiné par le peintre Jacques-Louis David, dessin qui sera adopté pour tous les drapeaux nationaux bleu blanc et rouge en 1812.
17/02
Bayle est nommé maire du Havre par la Convention.
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Soult devient chef de bataillon adjudant-général provisoire.
18/02
Ne se sentant pas soutenu, Turreau présente sa démission mais elle est à refusée malgré les dénonciations des administrateurs départementaux.
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Hentz et Garrau écrivent au Comité de salut public que « tous les habitants qui sont à présent dans la Vendée sont des rebelles très acharnés. Les femmes, les filles, les garçons au dessus de douze ans sont les plus cruels ».
19/02
Saint-Just préside la Convention.
20/02
L'île Bourbon est rebaptisée par la Convention "île de la Réunion", en hommage aux fédérés marseillais et aux gardes nationaux parisiens qui se sont réunis le 10 août 1792 pour prendre d'assaut le palais des Tuileries et suspendre les pouvoirs du roi Louis XVI.
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Bonaparte réquisitionne pour sa famille une superbe villa, le Château-Salé, qui domine le cap d'Antibes.
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Bonaparte est nommé commandant de l'artillerie de l'armée d'Italie.
24/02
Les royalistes entrent dans Bressuire.
26/02
Bataille d'Argenton-Château.
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A Paris, Saint-Just fait décréter la mise sous séquestre des biens des suspects.
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Bonaparte, avec ses aides-de-camp Junot et Marmont, s'installe près du poste de commandement du Général Dumerbion, commandant de l'armée d'Italie, pour faire face aux menaces de la 1ère coalition.
27/02
800 personnes sont massacrés à La Gaubretière par les Colonnes infernales.
28/02
Massacre des Lucs-sur-Boulogne par les Colonnes infernales. 564 femmes et enfants sont massacrés dans l'église du Petit-Luc.
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Charette et Joly tiennent en échec les colonnes des généraux Cordellier et Crouzat aux Lucs-sur-Boulogne, mais les Républicains massacrent les habitants de la paroisse.
Mars
01/03
Deuxième bataille de La Roche-sur-Yon et fin du massacre des Lucs-sur-Boulogne, pendant la guerre de Vendée.
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Charette tente sans succès de prendre La Roche-sur-Yon.
02/03
A la suite des demandes des Hébertistes, les décrets de Ventôse mettent sous séquestre les biens des suspects au profit de la République.
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Le Comité de Sûreté générale ordonne l'arrestation de Beauharnais.
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Conduit à Nantes, La Cathelinière est guillotiné. Louis Guérin lui succède à la tête des Paydrets et rallie Charette.
03/03
Saint-Just déclare, dans un discours à la Convention : "le bonheur est une idée neuve en Europe".
04/03
Appel à l'insurrection contre le Comité de salut public, lancé par le Club des cordeliers le 14 ventôse, rappelant « les calomnies ourdies contre Hébert et Carrier ».
05/03
Exécution de Jacques-René Hébert et de ses partisans.
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Charette échappe à Haxo à la Viventière en Beaufou. Haxo traque alors sans relâche les troupes de Charette aux abois.
11/03
Carnot, Monge, et Lamblardie, sont chargés de la création de la future École polytechnique.
14/03
élimination des Hébertistes (Hébert, Ronsin, Albert Mazuel, Momoro, Armand Hubert Leclerc, Cloots, Proli) par le Comité de salut public.
20/03
Bataille des Clouzeaux.
21/03
Haxo est tué lors d'un combat aux Clouzeaux. Sa mort déconcerte les Républicains et sauve Charette d'une destruction certaine.
24/03
Exécution d'Hébert.
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Le libre penseur philanthrope Anacharsis Cloots est guillotiné à Paris.
25/03
Fusillades de masse au Marillais.
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Le mètre provisoire est déposé aux Archives nationales.
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Condorcet s'enfuit.
26/03
Lamblardie devient le directeur de l'Ecole nationale des Ponts et Chaussées.
27/03
Le Comité de salut public dissout l'« armée révolutionnaire » sans-culotte de Paris.
29/03
Arrestation nocturne de Danton.
30/03
Les Indulgents, le bras modéré des Cordeliers autour de Georges Jacques Danton, Camille Desmoulins et Fabre d'Églantine, sont arrêtés par le Comité de Prévoyance sous Maximilien Robespierre pour un prétendu complot.
31/03
Des chefs des Indulgents (Danton, Desmoulins, Fabre d'Eglantine, Chabot, Bazire, Westerman, Delacroix, Philippeaux, etc.) sont arrêtés.
Avril
01/04
Publication d’une Instruction sur les mesures de la grandeur de la terre, uniformes pour toute la République, et sur les calculs relatifs à leur division décimale.
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Lequinio présente un mémoire au Comité de salut public, peu après une délégation de Républicains vendéens est reçue à Paris afin de réclamer la distinction entre le pays fidèle et le pays insurgé.
02/04
Massacre du château d'Aux (→ 03/04).
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Procès de Georges Danton et des dantonistes devant le Tribunal révolutionnaire (→ 05/04).
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La 1ère Compagnie d'aérostiers est créée à Paris, pour l'observation militaire, et mise sous le commandement du Capitaine Coutelle.
03/04
Deuxième audience du procès de Danton et des dantonistes devant le tribunal révolutionnaire.
04/04
Bernadotte devient Chef de brigade.
05/04
Exécution de Danton et Desmoulins.
07/04
échec des Vendéens à la bataille de Challans.
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Charette attaque Challans sans succès.
08/04
L'armée d'Italie prend Oneille.
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Elisabeth Coste, est guillotine à Montpellier en 8 avril 1794 pour avoir participé à l'affaire dite des Galettes.
10/04
Défaite des Espagnols à Bellver.
13/04
Procès de la « conspiration de la prison du Luxembourg ». Dix-neuf personnes sont guillotinées dont Lucile Desmoulins et Jacqueline Hébert.
14/04
Décret décidant le transfert du corps de Jean-Jacques Rousseau au Panthéon de Paris.
15/04
Saint-Just fait supprimer les tribunaux révolutionnaires des départements au bénéfice exclusif de celui de Paris.
16/04
Deuxième bataille de Tiburon, pendant la Révolution haïtienne.
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Hourwitz proteste contre le décret du Comité de salut public interdisant aux étrangers, dont le pays est en guerre contre la France, de séjourner dans Paris ou dans les ports.
18/04
Combat et prise d'Arlon par Jourdan.
19/04
Attaque des Moutiers-les-Maréchauxfaits par Charette.
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Le Comité ordonne l'arrestation de Joséphine, trop proche des milieux financiers contre-révolutionnaires.
21/04
Joséphine de Beauharnais est écrouée à la Prison des Carmes ; elle y retrouve Alexandre.
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Rochambeau, arrêté pendant la Terreur, est emprisonné à la Conciergerie à Paris.
22/04
Les chefs vendéens, Charette, Stofflet, Sapinaud et Marigny se retrouvent au château de la Boulaye pour unir leurs forces, en vain.
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Guillaume-Chrétien de Lamoignon de Malesherbes est guillotiné à Paris.
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Jean-Baptiste de Chateaubriand (frère de François-René) est guillotiné, en même temps que sa jeune femme et une partie de sa belle-famille (Malesherbes), à Paris.
23/04
Création du bureau de Police générale pris en charge par Saint-Just.
24/04
Grand choc de Chaudron.
26/04
Bataille de Beaumont.
27/04
Victoire des Autrichiens à Castillon.
28/04
Louis Thiroux de Crosne, lieutenant général de police de Paris, meurt guillotiné à Paris.
--   
Le Général Dugommier, à la tête de l'armée des Pyrénées Orientales, remporte la bataille du Tech.
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Le vice-amiral Charles, comte d'Estaing, meurt guillotiné à Paris.
29/04
Les Autrichiens sont battus à Mouscron, près de Courtrai.
30/04
Landrecies est prise par les coalisés.
--   
Les Vendéens sont battus à Challans.
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Le Général Dugommier, à la tête de l'armée des Pyrénées Orientales, remporte avec Moreau la bataille des Albères sur les Espagnols et les Hollandais.
Mai
01/05
Défaite des Espagnols au camp du Boulou.
--   
Saint-Just se rend à Blérancourt voir sa famille.
05/05
Le rapport rendant les fermiers généraux (dont Lavoisier) coupables est déposé à la Convention.
07/05
Robespierre fait adopter une nouvelle religion déiste par la Convention, le culte de l'Être suprême.
--   
Lavoisier écrit à son cousin "J'ai obtenu une carrière passablement longue, surtout fort heureuse..., qu'aurais-je pu désirer de plus ? Les événements dans lesquels je me trouve enveloppé vont probablement m'éviter les inconvénients de la vieillesse".
08/05
Occupation du Mont-Cenis par l'armée des Alpes.
--   
A la suite de leur procès, vingt-sept fermiers généraux sont guillotinés, dont le chimiste Antoine Lavoisier.
--   
Les tribunaux révolutionnaires sont supprimés, mais les commissions locales continuent à faire guillotiner ou fusiller hâtivement.
10/05
Prise de Turin par l'Armée d'Italie.
--   
Arrestation de Pache, maire de Paris, remplacé par Fleuriot-Lescot.
--   
Madame Elisabeth, s½ur de Louis XVI, est guillotinée.
--   
Victoire de Moreau et de Souham à la bataille de Tourcoing sur les coalisés.
11/05
Bataille de Courtrai.
12/05
Un bonnet phrygien en tôle badigeonné de rouge vif est hissé sur la flèche de la Cathédrale de Strasbourg.
17/05
Tenu en échec par les troupes vendéennes, Turreau est finalement suspendu.
18/05
Le Comité de Salut Public bénéficie du droit d'envoyer des député au Tribunal révolutionnaire.
--   
Bataille de Tourcoing, pendant la première coalition.
--   
Virée de Galerne : campagne militaire de la guerre de Vendée se déroulant dans le Maine, en Bretagne, en Normandie et en Anjou (→ 23/12).
20/05
Jean-Antoine Teissier, baron de Marguerittes, écrivain et homme politique, est guillotiné à Paris.
--   
La Bourse de Paris est rétablie.
21/05
Bastia est prise par les Britanniques.
22/05
Bataille de Tournai.
--   
La Royal Navy, commandée par Hood, s'empare de Bastia.
26/05
La Convention, sur le rapport du Comité de salut public, vote un décret dont l'article 1er ordonne de ne faire prisonnier aucun soldat anglais ou hanovrien. Les chefs des armées républicaines refusent de l'exécuter.
29/05
Jourdan marche d'Arlon sur la Sambre à la tête de l'aile gauche de l'Armée de la Moselle, prend Dinant et fait sa jonction avec l'armée des Ardennes de Charbonnier. Les deux armées prennent le nom de Sambre-et-Meuse sous le commandement de Jourdan.
31/05
Saint-Just revient à Paris rappelé par Robespierre.
Juin
01/06
Victoire de Charette à la bataille de Mormaison.
--   
Le « Glorieux 1er juin », les Britanniques infligent une défaite à la flotte révolutionnaire française lors de la bataille navale du 13e Prairial, à environ 400 milles nautiques des côtes françaises.
02/06
Coutelle réalise la 1ère utilisation militaire du ballon, au siège de Maubeuge : des sentinelles placés dans des ballons captifs surveillent les mouvements de l'ennemi.
--   
Charette, Stofflet et Sapinaud réunissent leurs forces au village de la Bésilière, à Legé.
04/06
L'abbé Grégoire présente à la Convention son « Rapport sur la nécessité et les moyens d'anéantir les patois et d'universaliser la langue française ».
--   
Robespierre devient Président de la Convention.
06/06
Forts de près de 10 000 hommes, les Vendéens attaquent Challans, mais ils sont repoussés par la garnison, qui ne compte pourtant que quelques centaines d'hommes. Cette défaite provoque une nouvelle désunion parmi les généraux vendéens qui se séparent quelques jours plus tard pour regagner leurs pays.
07/06
Les républicains abandonnent Saint-Florent-le-Vieil.
08/06
Fête de l'Être Suprême.
09/06
Combat d'Arlon.
10/06
La loi du 22 prairial an II réorganise le tribunal révolutionnaire, supprime les défenseurs, les témoins et l'instruction préalable dans les procès des suspects. Elle marque le début de la « grande terreur ».
--   
Saint-Just repart en mission à l'armée du Nord.
14/06
Exécution de Maximilien Titon conseiller au parlement, avocat de Marie Antoinette dans l'affaire du collier, à la barrière du Trône à Paris.
15/06
Constitution du Royaume de Corse, alors occupée par les Britanniques.
--   
Affaire Catherine Théot ; le Comité de sûreté générale (Vadier) rend publique une affaire de mystiques qui voyaient en Robespierre le Messie.
16/06
Siège de Calvi, prise le 5 août par les Britanniques.
17/06
Charles François de Virot de Sombreuil est guillotiné à Paris.
19/06
L'Assemblée corse vote une Constitution monarchique écrite par Pozzo di Borgo qui fait de la Corse une nation indépendante sous la protection de l'Angleterre.
24/06
Le Général Dugommier reprend Commissari.
25/06
Prise de Charleroi par les Français.
--   
L'impératrice russe Catherine II interdit la vente de produits français en Russie.
--   
Fourier est arrêté à Auxerre et échappe de peu à la guillotine.
26/06
L'armée française de Jourdan emporte la victoire sur les troupes britanno-hollandaises à Fleurus.
--   
Robespierre demande la révocation de Fouquier-Tinville.
--   
La bataille de Fleurus voit l'utilisation militaire d'un ballon d'observation.
--   
Les sœurs Madeleine Fontaine, Françoise Lanel, Jeanne Gérard et Thérèse Fantou, refusant de prêter serment à la constitution, sont guillotinées, à Cambrai.
27/06
Sébastiani est transféré à l'armée des Alpes.
--   
Le Comité de Salut public fixe les prix de journée : 30 sols si on n'est pas nourri, sinon 15 sols.
29/06
Bernadotte devient Général de brigade.
Juillet
02/07
Eustache Charles Joseph d'Aoust, Général condamné à mort pour malveillance et incapacité, est guillotiné à Paris.
03/07
Robespierre, malade, n'apparaît plus aux séances du Comité de salut public ni à celle de la Convention (→ 23/07).
09/07
L'avant garde de Jourdan entre dans Bruxelles.
10/07
Pierre Bardou, inspecteur des haras, est condamné à mort, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice de la conspiration de la prison du Luxembourg.
--   
Condamné à mort par un conseil de guerre le 29 avril, Marigny, malade, est fusillé à Combrand par des hommes de Stofflet.
11/07
Le commissaire politique de l'armée d'Italie, Augustin Robespierre (frère de Maximilien), désigne Bonaparte pour une mission de renseignement à Gênes (ses intentions, forces et fortifications) et de s'assurer que l'ambassadeur de France Tilly est fidèle à la Convention.
12/07
L'attaque du camp de La Châtaigneraie par les Vendéens est repousée.
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Parti soutenir une insurrection Corse contre la France, l'amiral anglais Horatio Nelson, récemment promu commodore de la Méditerranée, perd un oeil au siège de Calvi.
14/07
Défaite des Prussiens à Platzberg et à Trippstadt.
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Robespierre fait exclure Fouché du club des Jacobins.
15/07
Occupation de Louvain et de Malines par les Français.
16/07
Inauguration du télégraphe optique entre Paris et Lille. Inventé par Claude Chappe, il permet d'acheminer en quelques dizaines de minutes des messages entre les deux villes grâce à une quinzaine de stations-relais.
17/07
Les carmélites de Compiègne sont guillotinées.
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Offensive menée par le général Huché, qui avec quatre colonnes s'empare de Legé et repousse une contre-attaque de Charette à La Chambodière, mais qui massacre aussi sur son chemin plusieurs centaines de villageois.
23/07
Robespierre échoue à réconcilier le Comité de salut public et le Comité de sûreté générale.
25/07
Joseph Bonaparte épouse Julie Clary, la fille d'un riche négociant. La famille Bonaparte assiste au mariage.
26/07
Le 8 thermidor, Robespierre monte à la tribune de la Convention et expose son programme : maintien de la Terreur, renouvellement du Comité de sûreté générale et subordination totale au Comité de salut public. Il annonce des sanctions contre les « fripons » et dénonce les députés modérés. Il ne nomme personne et tous se sentent menacés. Il n'obtient aucun vote de la Convention. Le soir, il rallie à son programme la majorité du club des Jacobins.
27/07
Chute et arrestation de Maximilien de Robespierre12 ; à la Convention, Robespierre ne peut se faire entendre et la majorité décide de mettre « hors la loi » les Robespierristes. La Commune et quelques sections tentent une insurrection pour sauver Robespierre, mais personne ne suit. Début de la Convention thermidorienne.
28/07
Exécution de Maximilien de Robespierre, Louis Saint-Just, Georges Couthon et d'autres Robespierristes (22 personnes). C'est le début de la réaction thermidorienne.
31/07
Démantèlement de l'appareil de Terreur ; les Comités de salut public et de sûreté générale sont replacés sous la règle du renouvellement mensuel des membres, et pour éviter les membres permanents, un député ne peut y être réélu qu'après un délai d'un mois.
Août
01/08
Les troupes françaises du général de Frégeville passent la Bidassoa et prennent Fontarabie.
04/08
Prise de Saint-Sébastien par Moncey.
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Prise de Calvi par les Britanniques.
08/08
Vidocq épouse Marie-Anne-Louise Chevalier contraint et forcé, il a 18 ans. Le jeune couple tient une épicerie.
09/08
Arrestation de Bonaparte à Nice, suspecté de robespierrisme. Il sera remis en liberté onze jours plus tard.
10/08
Le personnel du Tribunal révolutionnaire est renouvelé.
11/08
Fourier est libéré.
16/08
Le général Alexandre Dumas est nommé commandant en chef de l'armée de l'Ouest.
20/08
Chappe inaugure la 1ère ligne télégraphique : Paris-Lille.
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Bonaparte est libéré et retrouve sa place de Commandant de l'artillerie de l'armée de Dumerbion, qui lui demande d'établir un plan d'attaque dans le Piémont. Il en a un permettant de chasser les Autrichiens d'Italie mais il estime que lui seul peut l'exécuter.
21/08
Avec Calvi, la Corse est entièrement prise par la Royal Navy.
22/08
L'émissaire anglais Elliot propose à Paoli la vice-royauté en Corse. Il refuse, en invoquant son âge et ses infirmités.
25/08
Prise du fort de l'Écluse, en Belgique, par les Français.
27/08
Valenciennes est reprise par les jeunes troupes républicaines françaises.
30/08
Reprise de Valenciennes et de Condé par le général Schérer.
31/08
Explosion de la poudrerie de Grenelle.
Septembre
01/09
Le télégraphe optique de Claude Chappe permet de transmettre la nouvelle de la victoire française de Condé-sur-l'Escaut : il a mis quinze minutes pour parvenir de Lille à Paris.
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Merlin est nommé au Comité de salut public.
02/09
Bataille des Bauches.
04/09
Bougainville est libéré.
05/09
Attaque surprise du camp de La Roullière par Charette.
07/09
Le général Alexandre Dumas en Vendée.
08/09
Les exactions du Comité révolutionnaire de Nantes sont dénoncées.
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Bataille de La Roullière.
11/09
Puisaye s'embarque le 11 septembre 1794 depuis Dinard pour Londres afin de rencontrer le comte d'Artois. Il laisse son second, le major-général Pierre Dezoteux de Cormatin, chargé du commandement par intérim.
13/09
Grégoire dépose un 1er rapport à la Convention sur le "vandalisme révolutionnaire".
14/09
Prise du camp de Fréligné par Charette.
15/09
Bataille de Fréligné.
17/09
Le Général Dugommier reprend le Fort de Bellegarde.
18/09
Loi sur la séparation des Églises et de l'État et suppression du budget de l'Église assermentée.
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Prise du fort de Bellegarde par Dugommier.
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Bataille de Sprimont ; les Autrichiens sont battus par Jourdan à la Chartreuse de Liège.
19/09
Prise du fort de Bellegarde par Dugommier.
21/09
Transfert des cendres de Marat au Panthéon.
24/09
Deuxième bataille de Moutiers-les-Maréchauxfaits.
25/09
Portalis est libéré et reprend ses activités d'avocat à Paris.
26/09
Les pommes de terre sont réquisitionnées sur toute la France.
28/09
Création officielle de l'école centrale des travaux publics, future École polytechnique.
Octobre
02/10
L'armée de Sambre-et-Meuse sous les ordres de Jourdan remporte une victoire sur les Autrichiens à Aldenhoven.
03/10
La décision de construire la ligne télégraphique Paris-Landau est prise.
09/10
Prise de Bois-le-Duc et de Cologne par Jourdan.
11/10
Seize ans après sa mort la dépouille de Jean-Jacques Rousseau est transférée d'Ermenonville au Panthéon.
15/10
Le marquis de Sade est libéré.
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Grâce au soutien du premier ministre britannique William Pitt le Jeune, Joseph de Puisaye est reconnu général en chef de l'armée catholique et royale de Bretagne avec le grade de Lieutenant général, de fait son commandement s'étend à tous les territoires insurgés au nord de la Loire y compris le Maine et à l'Anjou où Scépeaux le reconnaît comme général en chef.
16/10
Procès du Comité révolutionnaire de Nantes (→ 23/11).
17/10
Les Français envahissent de la vallée de Roncevaux.
23/10
Le général Alexandre Dumas démissionne après avoir dénoncé l'indiscipline et les exactions commises par ses troupes.
30/10
La Convention nationale française crée l'École normale de l'an III, généralement considérée comme l'ancêtre de l'École normale supérieure.
31/10
La Convention créée par décret l'École Nationale Aéronautique à Meudon. Conté en devient directeur.
Novembre
01/11
Pierre Bayle, engagé volontaire comme tambour dans l'armée française, meurt fauché par un éclat d'obus, à Biure.
02/11
Prise de Maastricht par l'armée française.
09/11
Lagrange est nommé professeur à l'École normale de l'an III.
10/11
Le Général français Dugommier, par un courrier adressé au Comité de Salut Public, rend un vibrant hommage au jeune tambour Bayle.
12/11
La Convention prend prétexte de bagarres au club des Jacobins pour prononcer la fermeture du club. Le mouvement sans-culotte est affaibli et noyauté par la jeunesse dorée.
17/11
Bataille de la Sierra Negra.
18/11
Le Général français Dugommier est tué à la bataille de la Sierra Negra.
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Sur la proposition de Lakanal, la Convention décide d'instituer une école primaire pour 1000 habitants (soit 24000 écoles).
20/11
Défaite des Espagnols à la bataille de la Sierra Negra. Les généraux Dugommier et Carvajal sont tués.
28/11
Défaite des Espagnols à Bergara.
Décembre
01/12
Plusieurs députés du Maine-et-Loire, des Deux-Sèvres et de la Vendée présentent un exposé dans lequel ils dénoncent les massacres des populations civiles et préconisent une amnistie préalable des insurgés et de leurs chefs.
02/12
Ces recommandations sont suivies par le Comité de salut public et la Convention nationale adopte un décret promettant l'amnistie des insurgés vendéens et chouans qui auront déposé les armes d'ici un mois.
08/12
Retour des soixante-treize députés girondins proscrits à la Convention.
14/12
La Bourse de Paris est fermée.
16/12
Exécution de Carrier en place de Grève.
21/12
Grégoire rouvre des églises dans son diocèse de Blois et fait un discours sur la liberté religieuse.
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La Commission des travaux publics créée l'Ecole centrale des travaux publics [Ecole Polytechnique], situé au Palais-Bourbon à Paris, dotée d'enseignants prestigieux et recrutant ses élèves par concours.
23/12
Deux ou trois émissaires des représentants en mission, Bureau de La Batardière, Bertrand-Geslin, et peut-être François-Pierre Blin, rencontrent Charette à Belleville. Charette et Sapinaud se montrent ouverts aux propositions de paix.
24/12
Abolition de la loi du Maximum.
26/12
Le général de brigade Jean Humbert et le chef chouan Boishardy se rencontrent afin d'ouvrir des propositions de paix.
27/12
Les troupes révolutionnaires françaises entrent en Hollande.
28/12
Prise de Bommel, de Bréda et du fort de Grave par l'armée française.
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Charette à Belleville envoient à leur tour deux émissaires, de Bruc et Béjarry, qui rencontrent les représentants en mission à Nantes.
Janvier
11/01
Un accord est trouvé pour engager des pourparlers officiels.
12/01
Charette, Sapinaud et plusieurs de leurs officiers rencontrent les représentants en mission au manoir de La Jaunaye, à Saint-Sébastien, près de Nantes. Poirier de Beauvais, délégué par Stofflet, et Cormatin, le major-général de Puisaye, chef des chouans de Bretagne, sont également présents.
16/01
Les Français occupent Utrecht.
17/01
Les troupes françaises prennent Utrecht et Arnhem.
19/01
Occupation des Provinces-Unies par l'armée française.
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La République batave est proclamée aux Pays-Bas, remplaçant la République néerlandaise.
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Les Comités révolutionnaires sont supprimés.
20/01
L'armée française du Général Pichegru entre à Amsterdam : il envoie sur le Zuyderzée un escadron de hussards prendre à l'abordage la flotte hollandaise enchaînée par la glace et la capturer.
21/01
La cavalerie française s’empare de la flotte néerlandaise prise par les glaces du Helder.
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L'armée française occupe Rotterdam.
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Amsterdam, l'armée française, commandée par le général Jean-Charles Pichegru, entre dans la ville.
23/01
L'armée française occupe La Haye.
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Après une charge extraordinaire à travers le Zuiderzee gelé, la cavalerie française capture 14 navires hollandais et 850 canons, dans un cas rare d'une bataille entre navires et cavalerie.
28/01
Stofflet signe et fait diffuser un manifeste rédigé par l'abbé Bernier condamnant le processus de pacification.
Février
03/02
Prise de Roses par Pérignon.
08/02
La Convention décrète que les honneurs du Panthéon ne seront plus décernés à aucun citoyen que dix ans après sa mort ; ce décret ayant effet rétroactif, les restes de Marat, Lepelletier et Chalier sont extraits du Panthéon.
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Les cendres de Marat sont expulsées du Panthéon de Paris sur ordre de la Convention.
09/02
Traité de paix entre la France et la Toscane.
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Le Parlement corse se réunit à Bastia. Paoli en refuse la présidence et reste à Monticello.
14/02
L'armée française du Général Pichegru entre à Groningue et s'empare de l'ensemble des Provinces-Unies.
17/02
Signature du traité de La Jaunaye entre notamment Charette, Sapinaud et Albert Ruelle pendant la guerre de Vendée.
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Après plusieurs jours de discussions, un accord de paix est conclu à La Jaunaye entre Ruelle et Charette, suspendant la guerre de Vendée. Le traité n'est cependant signé que par les représentants républicains et n'est pas ratifié par les chefs vendéens. En contrepartie de la reconnaissance de la République et de la remise de leur artillerie, les insurgés obtiennent l'amnistie, la liberté de culte, une exemption d'impôts et de conscription pour une durée de dix ans, la reconnaissance de leurs propriétés, l'organisation d'un corps de 2 000 gardes territoriaux vendéens, le remboursement des bons émis durant la rébellion et dix-huit millions d'indemnités pour la reconstruction de la Vendée. La question de la libération du roi Louis XVII reste en suspens. Charette, Sapinaud et Cormatin acceptent le traité, mais ils ne sont pas suivis par certains de leurs officiers hostiles à la paix.
18/02
Stofflet arrive à son tour à La Jaunaye. Les représentants lui offrent les mêmes conditions de paix qu'à Charette et Sapinaud, mais il refuse catégoriquement de reconnaître la République.
19/02
Les comités révolutionnaires sont supprimés dans les communes de moins de 5000 habitants.
21/02
Rétablissement de la liberté de culte sur le rapport de Boissy d'Anglas. Remise en activité des églises non encore aliénées comme biens nationaux.
--   
Décret qui divise la ville de Paris en douze arrondissements ou municipalités. Cette mesure, en rompant l'unité de la Commune, porte un coup fatal aux factions qui avaient dominé la Convention et la capitale.
22/02
Stofflet rompt les négociations et regagne l'Anjou.
24/02
En application du rapport de Lakanal sur l'enseignement en France, la Convention crée des Ecoles centrales départementales [lycées], dans la proportion de 1 école pour 300000 habitants.
25/02
Création des Écoles centrales pour remplacer les anciens collèges religieux et les facultés des arts des universités.
26/02
Entrée de Charette à Nantes avec les républicains du général Canclaux.
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L'armée de Stofflet est l'objet de dissensions et plusieurs de ses officiers signent la paix, promettant de ne plus jamais prendre les armes contre la République.
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Charette et Sapinaud font une entrée solennelle dans Nantes et participent à un défilé réconciliateur aux côtés des généraux et des représentants républicains.
Mars
02/03
Un décret met en état d’accusation et d’arrestation les conventionnels Barère, Billaud-Varennes, Collot d'Herbois et Vadier.
03/03
La Convention autorise les émigrés et condamnés à recouvrer certains de leurs biens.
04/03
Stofflet et l'abbé Bernier publient une adresse contre les « ci-devant chefs de la Vendée devenus républicains ».
05/03
Bataille de la Ville-Mario.
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Stofflet fait arrêter Prudhomme, le chef de la division du Loroux, qui est condamné à mort et exécuté à coups de sabre pour avoir signé le traité.
06/03
Les Angevins pillent le quartier-général de Sapinaud à Beaurepaire, emportant ses deux canons, 60 chevaux et la caisse militaire. Sapinaud manque lui-même d'être capturé et doit s'enfuir à cheval. Stofflet envisage alors d'entrer en force dans le territoire de l'armée du Centre et de l'armée du Bas-Poitou afin de remplacer Sapinaud par Delaunay et Charette par Savin.
08/03
Décret de réintégration de 22 Girondins survivants proscrits.
13/03
Bataille navale indécise au large de Savone entre la flotte française du contre-amiral Martin, qui tentait de gagner la Corse, et la flotte britannique (→ 14/03).
14/03
Les accords de La Jaunaye sont ratifiés par la Convention nationale.
17/03
Emeute de la faim à Paris.
18/03
L'armée du chef vendéen Stofflet bat les troupes de Canclaux à la bataille de Chalonnes.
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Stofflet attaque une colonne républicaine à Chalonnes-sur-Loire.
19/03
Le chef chouan de Boishardy signe le traité de Moncontour avec Hoche, pour gagner du temps.
21/03
Sur le rapport de Sieyès, la Convention adopte une loi de police destinée à permettre la réquisition de la garde nationale ou de l'armée pour protéger l'assemblée contre les « séditieux ».
22/03
Stofflet est battu à la bataille de Saint-Florent-le-Vieil.
26/03
Procès des vingt-quatre anciens membres du Tribunal révolutionnaire dont Fouquier-Tinville (→ 06/05).
--   
Stofflet signe un cessez-le-feu à Cerizay.
30/03
Fondation de l'École des langues orientales (actuel Institut national des langues et civilisations orientales, INALCO) à Paris.
--   
La Convention charge une commission de 11 députés (des anciens girondins dont Daunou, Lanjuinais et La Revellière-Lépeaux et des modérés dont Boissy d'Anglas et Thibaudeau) d'élaborer une nouvelle Constitution.
Avril
01/04
Journées des 12 et 13 germinal an III de protestations sans violence du peuple parisien contre la cherté des denrées. Les sections de l'Est de Paris envahissent la Convention aux cris de « Du pain et la Constitution de 1793 ». La majorité de la convention profite du départ des sans-culottes pour faire passer les décrets d'arrestation et de déportation contre l'ancien personnel terroriste et pour décréter l'état de siège à Paris. Pichegru est nommé au commandement des troupes de Paris sous le contrôle de deux députés, Merlin de Douai et Barras pour réprimer violemment l’insurrection.
--   
Déportation des « quatre » (Collot d'Herbois, Billaud-Varenne, Barère, Vadier) en Guyane.
 
Tandis que Puisaye est à Londres, pour négocier un débarquement, Pierre Dezoteux de Cormatin, son lieutenant, s'attribuant les pleins pouvoirs, négocie en avril 1795 le traité de paix de la Mabilais, suivi par une minorité de chefs locaux.
--   
Première terreur blanche (avril-mai) ; actions anti-jacobines menées par les jeunesses dorées (Bordeaux, Nantes, Marseille). Les royalistes font régner la terreur dans le midi et l'opinion royaliste gagne du terrain.
03/04
La Convention choisit les membres d'une commission chargée d'appliquer la Constitution de 1793. Le rapport conclut que la constitution est inapplicable et qu'il faut en rédiger une nouvelle.
05/04
Traité de Bâle, paix avec la Prusse, qui reconnaît l'occupation par la France de la rive gauche du Rhin5. Les deux pays s’engagent à observer une stricte neutralité.
--   
Décret d'arrestation des députés de la Montagne Choudieu, Duhem, Chasles, etc. comme auteurs de l'insurrection du 12 germinal et chefs du parti anarchique.
07/04
Décrets du 18 germinal établissant l'uniformité des poids, mesures et monnaies suivant le système décimal. La Convention adopte le système métrique, désigné par les sigles MKpS, pour (dans cet ordre) mètre, kilogramme-poids, seconde.
09/04
Arrestation de Jean-Baptiste Massieu, ancien député du clergé du bailliage de Senlis aux États généraux, évêque constitutionnel du département de l'Oise.
10/04
Le franc devient la monnaie officielle.
11/04
Une Agence temporaire des poids et mesures remplace la Commission temporaire. Elle est composée de Legendre, Coquebert et Gattey.
12/04
Merlin présente son Projet de Déclaration des principes essentiels de l'ordre social et de la République française.
17/04
La loi invite les citoyens "à donner une preuve de leur attachement à l'unité et à l'indivisibilité de la République, en se servant dès à présent des nouvelles mesures".
19/04
Portalis rédige le rapport "Il est temps de parler" en faveur de la commune d'Arles.
20/04
Traité de la Mabilais signée avec vingt et un chefs chouans.
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Siéyes est élu Président de la Convention.
21/04
Bonaparte se fiance avec Désirée Eugénie Clary.
23/04
La frégate la Galathée (36 canons), capitaine Labutte, se brise sur les rochers de Penmarc'h (Bretagne) alors qu'elle essayait de rejoindre Brest et d'échapper aux croisières anglaises.
25/04
Un règlement prononce l'ouverture d'un marché légal des valeurs mobilières.
Mai
01/05
Création de la Société de philosophie chrétienne par l'abbé Grégoire.
 
Charette reçoit à Belleville le marquis de Rivière, aide de camp du comte d'Artois, frère de Louis XVI, qui l'informe de l'imminence d'un débarquement royaliste en Bretagne avec l'aide de l'Angleterre et qui lui demande de faire diversion pour faciliter cette opération.
02/05
Stofflet signe la paix à Saint-Florent-le-Vieil, aux mêmes conditions qu'à La Jaunaye.
05/05
Décret ordonnant la restitution à leurs familles des biens des condamnés pour toute autre cause que l'émigration.
06/05
Desault est désigné pour visiter Louis XVII à la prison du Temple.
07/05
Exécution de Fouquier-Tinville et de quinze jurés de l'ancien tribunal révolutionnaire.
16/05
Traité de la Haye avec la République batave.
18/05
Moulinier est élu maire de Montpellier.
19/05
L'École normale ferme.
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Un pamphlet intitulé "L'insurrection du peuple" commence à circuler à Paris.
20/05
Journées de Prairial an III11 (→ 22/05) ; la foule en arme envahit la Convention en tirant pour forcer les barrages. Le député Féraud est tué et sa tête portée sur une pique. La Convention est forcée d'adopter une série de mesures : libération des personnes arrêtées depuis le 9 thermidor, rétablissement des visites domiciliaires contre les accapareurs, permanence des sections, renouvellement des Comités. À minuit, un court combat oppose les sectionnaires de l'Est aux gardes nationaux de l'Ouest. Les députés de la majorité reprennent les débats. Les six députés qui se sont déclarés partisans de l'insurrection sont arrêtés (ils sont condamnés à mort le 16 juin) ; Duquesnoy, Goujon et Romme se suicident, Duroy, Bourbotte et Soubrany se blessent et sont guillotinés le 29 prairial et on propose de désarmer les sectionnaires, ce qui se fait dans le calme le 4 prairial. Une répression anti-jacobine suit l'échec de prairial : arrestation, exécution de députés, poursuite contre les membres du gouvernement révolutionnaire, épuration de la garde nationale.
--   
Charette, Stofflet et Sapinaud se réunissent au quartier-général de l'armée du Centre pour marquer leur réconciliation.
24/05
Un décret interdit les tribunes aux femmes.
26/05
échec des Français du général Schérer à Calabuix, dans les Pyrénées-Orientales.
28/05
Bataille de Grand-Champ lors de la Chouannerie.
30/05
Restitution des églises aux populations qui en feraient la demande et partage des édifices entre le culte décadaire, le culte constitutionnel et le culte réfractaire.
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Par décret de la Convention, les lieux de cultes (catholiques, protestants, juifs) peuvent ouvrir moyennant un nouveau serment.
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Bataille de Saint-Bily.
31/05
Suppression du Tribunal révolutionnaire. Annulation des condamnations pour fédéralisme.
Juin
 
Charette est cette fois contacté par le comte de Provence, futur Louis XVIII, qui lui fait part de son souhait de venir se joindre à lui.
04/06
Combat de Floranges, pendant la Chouannerie.
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A Paris, les assermentés (Grégoire) célèbrent avec éclat la Fête-Dieu.
05/06
Merlin est nommé représentant en mission dans le Département du Nord.
06/06
Le Luxembourg, assiégé depuis sept mois, capitule devant les troupes révolutionnaires françaises lors de la guerre de la Première Coalition.
07/06
Prise de Luxembourg par les français.
08/06
Mort du jeune Louis XVII au Temple. Le comte de Provence prend le nom de Louis XVIII et publie un manifeste à Vérone (punition des régicides, rétablissement des ordres et de la monarchie). Une partie de l'opinion royaliste modérée se détourne de lui.
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Malgré une nouvelle réunion de conciliation à La Jaunaye, la méfiance l'emporte et les deux camps se préparent à une reprise des combats.
09/06
Dumangin, médecin, prend part à l'autopsie de Louis XVII mort à la prison du Temple.
10/06
Le corps du roi Louis XVII est enterré dans une fosse commune.
11/06
Les pouvoirs de Merlin, représentant en mission dans le Dpt du Nord, sont étendus au Pas-de-Calais.
16/06
Lors de ce qui est devenu la retraite de Cornwallis, une escadre de la Royal Navy britannique dirigée par le vice-amiral William Cornwallis résiste farouchement à une force navale française beaucoup plus importante et se retire en grande partie intacte, préparant ainsi la défaite de la marine française à la bataille de Groix six jours plus tard.
--   
Fargeon est élu maire de Montpellier.
17/06
La poudrerie de Pont-de-Buis-lès-Quimerch est pillée par les chouans.
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Charles-Gilbert Romme, révolutionnaire, se suicide à Paris avec 5 autres députés (les martyrs de Prairial).
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Le chef chouan de Boishardy est capturé et exécuté près de Moncontour, en Bretagne.
18/06
Le décret du 30 prairial an III prononce la peine de mort contre tous les chouans, non-seulement chefs, commandants et capitaines, embaucheurs et instigateurs des rassemblements, mais contre tous les hommes armés pris dans les rassemblements.
23/06
La bataille de Groix (→ 27/06) permet le débarquement des émigrés à Quiberon.
24/06
La Harpe bat les Autrichiens à Vado, Masséna à Melogno.
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Charette rassemble ses divisions à Belleville et annonce à ses troupes la rupture du traité de La Jaunaye et la reprise de la guerre. Cette décision soudaine, prise par Charette sans avoir consulté ni ses officiers, ni les généraux des autres armées vendéennes, est accueillie sans enthousiasme par ses hommes.
25/06
Prise du camp des Essarts par les Vendéens conduits par Louis Pageot.
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Charette attaque et prend par surprise le camp des Essarts.
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Delambre, Lalande, Cassini, Méchain, Bougainville sont élus au Bureau des Longitudes.
26/06
Charette fait publier un manifeste annonçant la reprise des hostilités et dans lequel il prétend que des « articles secrets » du traité de La Jaunaye prévoyaient la libération de Louis XVII et le rétablissement de la monarchie.
27/06
Bataille de Beaulieu-sous-la-Roche pendant la guerre de Vendée.
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Bataille d'Argentré.
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Bataille du tumulus Saint-Michel, au cours de l'expédition de Quiberon, pendant la Chouannerie. Elle s'achève par la victoire des chouans qui s'emparent du tumulus Saint-Michel, à Carnac.
28/06
Le chef vendéen Guérin surprend à Beaulieu-sous-la-Roche quatre cents Républicains escortant un convoi de dix mille rations de pain ; les trois quarts des Républicains sont faits prisonniers.
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Combat de Pont-Sal, pendant la Chouannerie.
29/06
Les débats sur la constitution débutent à la Convention.
30/06
La Convention vote un décret prévoyant que la fille de Louis XVI, Marie-Thérèse, soit échangée contre les prisonniers politiques détenus par l'Autriche.
Juillet
10/07
Deux colonnes chouannes revêtues d'uniformes anglais s'embarquent sur les navires britanniques depuis la presqu'île et sont débarquées derrière les lignes républicaines. Mais les hommes de la première colonne, commandée par Lantivy du Rest et Jean Jan, se dispersent. La seconde colonne dirigée par Vincent de Tinténiac et secondée par Georges Cadoudal se prépare à attaquer lorsqu'elle reçoit un message de l'Agence royaliste de Paris ordonnant à la colonne de se rendre dans les Côtes-d'Armor afin d'accueillir un second débarquement britannique. Après hésitation et l'opposition de Cadoudal, Tinténiac obéit.
14/07
La Marseillaise est déclarée chant national.
16/07
A Quiberon, les émigrés qui ont reçu 2 000 hommes commandés par Charles de Virot de Sombreuil tentent une offensive mais sont écrasés.
17/07
L’armée du général Moncey s’empare de Vittoria.
18/07
Tinténiac est tué à Coëtlogon.
19/07
L’armée du général Moncey s’empare de Bilbao.
20/07
Hoche lance l'ultime assaut contre les émigrés de Quiberon et les met en déroute. D'Hervilly est mortellement blessé, Puisaye parvient à s'embarquer sur un navire britannique. Les républicains font plus de 6 000 prisonniers, 748 d'entre eux sont fusillés dont le marquis de Sombreuil qui la veille de son exécution écrit une lettre au commodore Warren dans laquelle il dénonce la fuite du général en chef Joseph de Puisaye.
21/07
Echec de la tentative de débarquement des émigrés (royaliste) et des Britanniques à Quiberon.
22/07
Les Espagnols cèdent à la France la partie orientale de l'île d'Hispaniola (Haïti) dans les Caraïbes au traité de Bâle.
Août
 
Une partie de l'escadre anglaise stationnée devant Quiberon fait voile en direction des côtes vendéennes. Prévenu par le marquis de Rivière, Charette envoie plusieurs milliers d'hommes sur la plage du Pège, entre Saint-Jean-de-Monts et Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
04/08
Le clergé réfractaire vendéen tient un synode au Poiré à l'initiative du vicaire général Jean Brumauld de Beauregard, envoyé par Marie-Charles-Isidore de Mercy, évêque de Luçon. Les décisions arrêtées marquent une volonté d'apaisement et une recherche de composition avec la République. Le clergé réfractaire vendéen commence alors à se démarquer de l'insurrection et à œuvrer en faveur de la pacification.
09/08
Massacre de Belleville. Exécution de trois cents prisonniers républicains par les Vendéens, sur ordre de Charette, en représailles des fusillades de prisonniers émigrés et chouans pris à Quiberon.
10/08
Pendant que les Vendéens parviennent à tenir à distance les garnisons républicaines locales, les Britanniques débarquent 1 200 fusils, de la poudre, 3 000 sabres, 300 paires de pistolets, 700 gargousses et deux pièces d'artillerie (→ 12/08).
17/08
Les débats sur la constitution s'achèvent à la Convention.
18/08
Bonaparte est attaché au Bureau topographique du ministère de la Guerre.
22/08
La Constitution de l'an III est approuvée par plébiscite. Elle renonce à la législation sociale de la Convention et à l'idéal égalitaire des montagnards. Le droit de propriété et le libéralisme économique sont sacralisés. En préambule, la Déclaration des droits et des devoirs de l'homme et du citoyen de 1795 supprime la mention déclarant tous les hommes « égaux par nature et devant la loi ». Le suffrage censitaire est instauré, et il faut pour être électeur être propriétaire d'un bien évalué entre 100 ou 200 journées de travail selon les lieux.
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Le Département de Paris change de nom pour s'appeler "Département de la Seine".
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Une flotte de 123 navires sous les ordres du commodore Warren sort de Portsmouth avec à son bord 5 000 soldats britanniques commandés par le général Doyle[288] et 800 émigrés emmenés par le comte d'Artois.
23/08
Après une halte aux îles d'Houat et de Hœdic, la flotte britannique arrive en vue de l'île de Noirmoutier, où elle songe à débarquer. Charette est informé de l'expédition, mais il fait savoir que Challans, Bouin, Beauvoir-sur-Mer et Machecoul sont tenus par les républicains et qu'il ne peut lancer un assaut sur l'île depuis les terres.
26/08
La paix est brisée lorsque le général Lazare Hoche, qui a succédé en mai à Jean Antoine Rossignol à la tête de l'armée des côtes de Brest, ordonne l'arrestation des chefs ayant refusé de signer le traité de la Mabilais, Hoche est persuadé que Cormatin joue un double-jeu. Cormatin est emprisonné et ne sera libéré qu'en 1802.
28/08
Paix signée à Bâle avec le prince de Hesse-Cassel.
29/08
Après quelques échanges d'artillerie avec la garnison de Noirmoutier, la flotte britannique renonce et se porte sur L'Île-d'Yeu, plus faiblement défendue et plus éloignée des côtes.
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Le Comité de salut public nomme Lazare Hoche à la tête de l'Armée de l'Ouest, en remplacement du général Canclaux, qui a cédé son commandement pour cause de maladie.
30/08
L'Île-d'Yeu capitule et est aussitôt occupée par près de 6 000 soldats.
31/08
Décret des deux tiers.
Septembre
 
Suite à une altercation avec un officier amant de la maîtresse de Vidocq, il est condamné à 3 mois de prison à Lille. Il fait la connaissance de Boitel, un agriculteur condamné à 6 ans pour vol.
01/09
Echecs des Piémontais devant Clavières dans les Alpes.
03/09
Combat de la Bataillère.
04/09
Talleyrand est radié de la liste des Emigrés, sur l'action conjointe de Mme de Staël et de Chénier.
06/09
La Constitution de l'an III est approuvée par référendum.
08/09
Prise de Düsseldorf.
14/09
Auréolé par sa victoire à Quiberon, Hoche reçoit les pleins pouvoirs du Comité de salut public, qui interdit toute intervention des représentants en mission présents sur place.
15/09
Bonaparte est rayé de la liste des Gaux en activité par Cambacérès en raison de ses compromissions avec le camp de Robespierre.
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Le maréchal Wurmster, défait à Bassano par Bonaparte, se réfugie à Mantoue avec 15000 hommes.
19/09
Echecs des Piémontais aux combats de Campo di Pietri et du Petit-Gibraltar.
23/09
Introduction du système métrique.
24/09
Merlin soutient le projet de décret sur la réunion de la Belgique à la France.
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Aux législatives, Portalis est élu au Conseil des Anciens et adhère au club de Clichy.
25/09
Charette, à la tête de près de 10 000 hommes, tente pour sa part de s'approcher du littoral en attaquant Saint-Cyr-en-Talmondais.
30/09
Les troupes anglaises prennent l'île d'Yeu.
Octobre
01/10
La France annexe les Pays-Bas autrichiens. Le Luxembourg devient le département des Forêts français.
02/10
Décret du 10 vendémiaire an IV sur la police intérieure des communes ; il rétablit le passeport intérieur, nécessaire pour voyager hors du canton.
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Merlin présente son projet de Code des délits et des peines.
03/10
Sapinaud reprend les hostilités et s'empare de Mortagne-sur-Sèvre.
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La flotte britannique fait une nouvelle tentative sur Noirmoutier, mais sans plus de succès. La garnison de l'île a entretemps été renforcée, passant de 1 000 à plus de 6 000 hommes, et les Anglais commencent à manquer d'eau.
04/10
Le général Boussard est tué deuxième bataille de Mortagne.
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Les insurgés royalistes (2 sections parisiennes de sans-culottes et une partie de la garde nationale) projettent d'encercler le palais des Tuileries où siègent l'assemblée de la Convention et le Comité de salut public.
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Les troupes républicaines du général Boussard contre-attaquent et reprennent.
05/10
Insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV, arrêtée par Napoléon.
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Le Général Hoche fait fusiller 748 émigrés.
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Le Commandant de l'armée de l'intérieur Barras convoque Bonaparte, le réintègre et le nomme Commandant en second avec mission de réprimer l'insurrection royaliste.
10/10
Un décret-loi autorise définitivement la réouverture de la Bourse de Paris.
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Les républicains occupent Saint-Philbert-de-Grand-Lieu.
11/10
Le Bon est condamné à mort pour abus de pouvoir pendant sa mission.
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Les républicains occupent Le Loroux-Bottereau et Clisson.
12/10
L'armée de Sambre-et-Meuse du Général Jourdan est bousculée par l'armée autrichienne du feld-marschal Clerfayt et doit repasser sur la rive gauche du Rhin à hauteur de Dusseldörf.
15/10
Paoli quitte la Corse, par St-Florent, pour Livourne puis Londres.
16/10
Barras élève Bonaparte au grade de Général de division.
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Les Anglais font un petit débarquement à Saint-Jean-de-Monts pour prendre contact avec Charette, mais le comte d'Artois renonce à venir le joindre.
18/10
Mannheim est reprise par les troupes du général autrichien Wurmser.
24/10
Les républicains occupent Les Herbiers.
25/10
Création de l'Institut de France.
26/10
La Convention est dissoute ; début du Directoire.
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La peine de mort est supprimée.
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Bonaparte est nommé Général en chef de l'armée de l'intérieur et commande 40000 hommes dont 15000 à Paris et Saint-Cloud.
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La République française annexe Bouillon.
27/10
Les républicains occupent Pouzauges et Chantonnay.
28/10
Première séance du conseil des Cinq-Cents et du conseil des Anciens. Daunou devient président du conseil des Cinq-Cents. La Révellière-Lépeaux, président du Conseil des Anciens.
29/10
Clerfayt débloque Mayence.
31/10
Les 5 Directeurs (Barras, La Revellière-Lépeaux, Le Tourneur, Reubell et Siéyès) sont élus par les 741 députés des Cinq Cents et des Anciens réunis.
Novembre
01/11
Election du directoire exécutif : La Révellière-Lépeaux, Le Tourneur, Rewbell, Barras, Carnot.
03/11
Merlin est chargé d'organiser le ministère de la Justice.
05/11
A Plénée-Jugon, en Bretagne, le juge de Paix Pringault, son greffier, et un journalier, sont tués par des chouans.
08/11
Le général républicain Charles-François Raoul sort de La Roche-sur-Yon à la recherche de l'ennemi. Près de Mouilleron-le-Captif, il tombe sur une colonne de la division du Pays de Retz, forte de 500 à 600 hommes, dont 60 à 80 cavaliers, qui partaient attaquer un convoi à Dompierre-sur-Yon et marchaient sans méfiance en chantant. La présence de Charette à la tête de cette colonne n'est pas certaine. Raoul place alors ses hommes en embuscade et surprend complètement les Vendéens qui prennent la fuite.
14/11
Trois bateaux d'émigrés s'échouent devant Calais ; invoquant leur statut de naufragés, les rescapés échappent à la mort.
16/11
D'anciens Jacobins ouvrent le "Club du Panthéon" à Paris.
18/11
Le comte d'Artois quitte l'île d'Yeu pour regagner l'Angleterre.
23/11
Portalis est élu secrétaire du Conseil des Anciens.
24/11
Victoire de Schérer à la bataille de Loano sur les Austro-Sardes.
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Vidocq et 2 autres détenus aident Boitel à s'évader au moyen de faux papiers. Boitel sera rattrapé et dénoncera les complices de son évasion.
25/11
Sapinaud attaque sans succès Landes-Genusson.
27/11
Les Vendéens sont battus dans les Landes de Béjarry.
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Vidocq est inculpé dans l'affaire Boitel.
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Delaage bat Charette à Saint-Denis-la-Chevasse.
28/11
Les Vendéens sont battus à Saint-Denis-la-Chevasse.
Décembre
02/12
Antoine-Melchior Nodier est nommé commissaire du Directoire près les tribunaux civil et criminel du Doubs.
04/12
Bataille de Saint-James.
05/12
Le général vendéen prend d'assaut le camp des Quatre-Chemins à L'Oie, mais la contre-attaque de Watrin le met en fuite quelques heures plus tard.
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Deuxième bataille des Quatre Chemins de l'Oie.
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Lamarck achète la propriété de Beauregard à Héricourt (Oise), bien d'émigré confisqué par la Nation, moyennant 500000 livres en assignats avancés par Agasse, plus un reliquat.
10/12
Merlin est élu membre de l'Institut national, dans la classe des sciences morales et politiques.
11/12
Le Directoire décide la fermeture de la Bourse de Paris pour mettre un frein à la spéculation.
15/12
Bonaparte, qui hésite à trahir sa fiancée Désirée Clary, n'a pas repris contact avec Joséphine de Beauharnais. Elle lui envoie un billet : "Vous ne venez plus voir une amie qui vous aime; vous l'avez tout à fait délaissée; vous avez bien tort car elle vous est tendrement attachée.".
16/12
Bougainville est élu membre de l'Institut de Franc.
19/12
Marie-Thérèse de France quitte la prison du Temple, à Paris, pour se rendre à Bâle, où elle est remise aux envoyés de l'empereur François II.
21/12
Deuxième bataille du Rocher de La Piochais.
24/12
Au village de Montorgueil, le général Charette donne l'ordre à Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière de tendre une embuscade à un convoi républicain sur la lande entre Belleville-sur-Vie et Les Lucs-sur-Boulogne. Selon le récit laissé par Lucas de La Championnière dans ses mémoires, les Vendéens restent longtemps embusqués et le convoi apparaît au moment où ces derniers, lassés, commençaient à se retirer. L'effet de surprise est manqué, mais les Vendéens se jettent sur le détachement patriote qui prend rapidement la fuite. Seuls quelques traînards sont tués. Cependant le chef de division François Pajot gagne à ce moment le champ de bataille et se rue à l'assaut mais il reçoit un coup mortel dans le bas-ventre.
26/12
Marie-Thérèse de France, fille de Louis XVI, est échangée à Richen (près de Bâle) contre les conventionnels Camus, Lamarque, Quinette, Bancal, le général Beurnonville, Drouet, Maret et Sémonville.
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Le Directoire lui donne le commandement de l'Armée de l'Ouest, de l'Armée des côtes de Brest et de l'Armée des côtes de Cherbourg qui fusionnent pour former l'Armée des côtes de l'Océan. La signature du Traité de Bâle avec l'Espagne lui permet également de recevoir des renforts de l'Armée des Pyrénées.
28/12
Le Directoire proclame l'état de siège dans toutes les grandes communes des départements insurgés.
30/12
Deuxième bataille de La Croix-Avranchin.
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Sous la menace d'une condamnation pour faux, Vidocq s'évade déguisé en officier.
31/12
Armistice sur le Rhin entre les armées françaises et autrichiennes.
Janvier
 
Signe la paix avec le général Willot, mais l'accord, jugé trop conciliant, est dénoncé par Hoche.
 
Puisaye rejoint la division de Fougères, la plus importante d'Ille-et-Vilaine et nomme son chef Aimé Picquet du Boisguy, général en chef de l'Ille-et-Vilaine et de l'est des Côtes-d'Armor.
01/01
Le Directoire remplace les différents comités chargés de surveiller le territoire français par un ministère de la Police, dirigé par Douai.
02/01
Création du Ministère de la Police générale.
03/01
Charette tente une expédition en direction de l'Anjou afin de pousser Stofflet à le rejoindre dans la guerre, mais il est surpris à La Bruffière.
04/01
Merlin est chargé d'organiser le nouveau Ministère de la Police générale de la République.
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Charette tente de s'emparer de Tiffauges. Ses troupes sont complètement mises en déroute. Cette débandade achève de démoraliser les Vendéens : Charette est abandonné par la plupart de ses hommes et ne peut plus rassembler que quelques centaines de combattants.
08/01
Deuxième amalgame de l'armée française.
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Le chant "Le Réveil du Peuple" est interdit par le Directoire.
11/01
Bataille de Romagné.
15/01
L'adjudant-général Travot lui inflige une nouvelle défaite à La Créancière, près de Dompierre.
21/01
Repris, Vidocq est incarcéré à Lille, à la prison du Petit-Hôtel.
26/01
Stofflet, fait Lieutenant Général et chevalier de Saint-Louis, reste longtemps dans l'expectative avant de reprendre les armes sans illusion le 26 janvier sur ordre du comte d'Artois. Rejoint par seulement 400 hommes et par Sapinaud, il attaque sans succès Chemillé, puis perd son quartier-général de Neuvy-en-Mauges.
29/01
Stofflet est contraint de trouver refuge dans la forêt de Maulévrier.
Février
01/02
Le Directoire décide d'arrêter les distributions gratuites de pain et de viande à Paris, excepté aux indigents.
02/02
Vidocq s'évade à nouveau.
03/02
Vidocq est repris et retourne à la prison du Petit-Hôtel.
04/02
Le Général Schérer adresse au Directoire sa démission, se refusant à appliquer le plan d'offensive en Italie de Bonaparte.
15/02
Avec l'accord de Hoche, des tractations sont menées avec Charette pour lui proposer de quitter la France.
19/02
Suppression des assignats.
20/02
Le Bureau des poids et mesures remplace l'Agence temporaire.
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Hoche fait connaître son refus de laisser Charette quitter la France.
21/02
Travot attaque La Bégaudière, entre Saint-Sulpice-le-Verdon et Saint-Denis-la-Chevasse, et met Charette en fuite.
23/02
Stofflet refuse de faire sa soumission et est capturé à la métairie de La Saugrenière, près de La Poitevinière.
25/02
Le chef vendéen Jean-Nicolas Stofflet est fusillé à Angers.
26/02
Le directoire ordonne la fermeture des clubs démocratiques.
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Réorganisation des corps d'infanterie français.
27/02
Le Directoire décide de faire fermer le club du Panthéon.
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Travot se lance à la poursuite de Charette et le retrouve à Froidfond, où il lui inflige une nouvelle déroute.
28/02
Le Directoire ordonne à Bonaparte de procéder à la fermeture du club du Panthéon.
Mars
02/03
Le Directoire remplace Schérer par Bonaparte à la tête de l'Armée d'Italie. Cinq armées françaises se déploient pour éliminer l’Autriche et s’assurer définitivement la possession de la rive gauche du Rhin. Sambre-et-Meuse commandée par Jourdan et Rhin-et-Moselle par Moreau doivent marcher sur Vienne par l’Allemagne du Sud. Kellerman dans les Alpes, Bonaparte en Italie, Hoche en Grande-Bretagne ou en Irlande sont chargés de man½uvres de diversions.
07/03
Bonaparte est nommé Général en chef de l'armée d'Italie, par Barras.
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Vidocq est à la prison de Douai où il a été transporté pour témoigner dans un procès.
11/03
Bonaparte, accompagné de ses aides-de-camp Junot et Louis Bonaparte (son frère), quitte Paris pour Nice où se trouve le QG de l'armée d'Italie.
18/03
Création du mandat territorial, un nouveau billet mis en circulation sur la base de 30 francs d’assignat pour un franc mandat. Le mandat peut s’échanger contre des biens nationaux. Les porteurs de mandat s’empressent de les transformer en terres et domaines : le mandat s’effondre en un an (il vaut alors 1 % de sa valeur d’émission).
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Vidocq est emprisonné à Lille.
23/03
Charette, à la tête de seulement une cinquantaine d'hommes, est surpris près des Lucs, à La Guyonnière, par la colonne de l'adjudant-général Valentin et rejeté sur celle de Travot qui le capture dans les bois de la Chabotterie, près de Saint-Sulpice-le-Verdon.
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Richard, chef vendéen des environs de Cerizay.
24/03
Début de la campagne d'Italie (→ 07/04/1797).
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Bataille de la Maison-Neuve, pendant la Chouannerie.
25/03
Combat de la Croix-Couverte.
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Bonaparte arrive à Antibes. Il passe quelques heures avec sa mère Letizia et reçoit le général Berthier. Il en fait son chef d'état-major.
27/03
Bonaparte arrive à Nice au poste de commandement de l'armée d'Italie où les Généraux Augereau, Laharpe, Masséna et Sérurier l'attendent d'abord avec mépris. Ils sont vite subjugués par sa compétence et son énergie.
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Aux soldats de l'armée d'Italie, le Général Bonaparte lance : "Vous êtes nus, mal nourris : le Gouvernement vous doit beaucoup, il ne peut rien vous donner. Votre patience [et] votre bravoure [...] font l'admiration de la France. [...] Je vais vous conduire dans les plaines les plus fertiles du monde et vous y trouverez honneur, gloire et richesse".
29/03
Charette, pris à Saint-Sulpice le 23 mars, est fusillé à Nantes.
Avril
02/04
Bonaparte se met en marche vers l'Italie par le chemin de la corniche.
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Prise de Sancerre par un mouvement contre-révolutionnaire et royaliste dans le Berry, mené par Phélippeaux.
03/04
Merlin reprend la direction du Ministère de la Justice.
04/04
Première séance de l'Institut de France.
06/04
Babeuf forme la "conjuration des Égaux" avec ses adeptes (dont Buonarroti) pour renverser le Directoire et appliquer sa doctrine.
09/04
Le général Canuel reprend Sancerre évacuée par les royalistes puis les disperse à Sens-Beaujeu.
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Combat de La Valette.
10/04
Après avoir reçu du Directoire en mars le commandement suprême de l'armée d'Italie dans la guerre de la Première Coalition, Napoléon Bonaparte commence la campagne d'Italie et se dirige vers Le Caire Montenotte.
11/04
Le Général autrichien Beaulieu tombe dans le piège de Bonaparte : il disperse ses troupes pour tronçonner la colonne française devant supposément progresser le long de la côte vers Gênes.
12/04
Victoire de Bonaparte à Montenotte sur les Autrichiens.
13/04
Victoires de Bonaparte à Millesimo.
14/04
Le Général Augereau attaque la vieille citadelle de Cosseria où le Général de Provera s'est enfermé avec le corps de liaison des armées autrichienne et Piémontaise. Provera hisse le drapeau blanc et capitule en livrant 1500 prisonniers.
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Le Général Massena ayant appris qu'un corps de 5000 Autrichiens fortifiait le village de Dego, décide de l'attaquer avec la division Meynier : ils enfoncent à la baïonnette les lignes autrichiennes et s'emparent de 4000 prisonniers et 19 canons.
15/04
Victoires de Bonaparte à Dego.
16/04
Loi du 27 Germinal an IV prononçant la peine de mort contre les « provocateurs à la royauté et au rétablissement de la constitution de 1793 et à la dissolution du Corps législatif ou du Directoire ».
17/04
Les Généraux Augereau et Sérurier occupent le camp fortifié de Ceva sans opposition. Le Général piémontais Colli replie le reliquat de ses troupes à Mondovi.
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Chabrol est nommé ingénieur des ponts et chaussées.
--   
Le bonnet phrygien coiffant la flèche de la Cathédrale de Strasbourg est retiré.
19/04
Bataille de Saint-Hilaire-des-Landes, pendant la Chouannerie.
20/04
Bonaparte arrive en vue de bourg de Mondovi que le Général piémontais Colli a fortifié à la hâte avec les 15000 hommes qui lui restent : il a coupé les ponts des rivières qui l'entourent et installé des batteries.
23/04
Bonaparte reçoit du Général Colli une offre d'armistice.
25/04
Bonaparte envoie Junot à Paris porter au Directoire les 21 drapeaux pris à l'ennemi piémontais.
26/04
Bonaparte et le roi de Piémont-Sardaigne Victor-Amédée III signent l'armistice à Cherasco : le Piémont se retire de la coalition contre-révolutionnaire, cède Nice et la Savoie et les places fortes (Alexandrie, Coni et Tortonne), accorde des approvisionnements et la libre circulation des troupes dans le Piémont.
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Une malle-poste faisant le trajet entre Paris et Lyon est attaquée par 5 malfaiteurs sur la route de Melun : ils tuent le postillon et s'emparent de 7m de livres.
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Bonaparte s'adresse aux troupes de l'armée d'Italie sur un ton révolutionnaire : "[il faut] respecter les peuples que vous délivrez [car] nous n'en voulons qu'aux tyrans qui [peuples d'Italie] vous asservissent".
28/04
Affaire du courrier de Lyon ; attaque dans la nuit de la malleposte convoyant l'argent entre Paris et Lyon et mort de deux postillons.
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Les Sardes demandent un armistice à Cherasco.
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Dans le Poitou, Jean Savin est capturé.
29/04
Bonaparte, qui avait fait croire aux plénipotentiaires piémontais qu'il traverserait le Pô à hauteur de Valence, décide de le franchir à Plaisance (80 km en aval), et, en même temps, lance le Général Laharpe vers Valence pour tromper le gal Beaulieu.
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L'armée de Bonaparte marche contre les autrichiens du Général Beaulieu, qui s'efforce de regrouper ses forces sur la rive gauche du Pô, à hauteur de Valence dont il détruit les ponts.
Mai
 
En Anjou, Charles d'Autichamp, le successeur de Stofflet, et Henri Forestier déposent les armes.
04/05
À l'armée du Centre, Vasselot, le successeur de Sapinaud, est pris puis fusillé.
07/05
L'armée d'Italie fonce sur Plaisance en suivant la rive droite du Pô : Bonaparte et le Général Dallemagne en tête. A Plaisance, il n'y a pas de pont et l'armée franchit le Pô sur des embarcations de fortune, en dépit de l'opposition vaine de 2 escadrons autrichiens.
08/05
Les troupes françaises dirigées par Napoléon Bonaparte battent les troupes autrichiennes à la bataille de Fombio.
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Le complot communiste de Babeuf est découvert (dénoncé par un indic).
09/05
Bonaparte signe un armistice avec le duc de Parme Ferdinand Ier, qui doit lui verser une contribution de 2 million en numéraire et donner 20 tableaux.
10/05
Arrestation des dirigeants de la Conjuration des Égaux (Babeuf, Buonarroti, Darthé, Maréchal).
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Victoire de Bonaparte à Lodi sur les Autrichiens.
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Les Britanniques sont chassés d'Ajaccio par le parti français.
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L'armée française, sous les ordres du général Bonaparte, remporte la bataille du pont de Lodi, en Italie.
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Bonaparte rejoint le Général Masséna aux portes de la ville de Lodi au bord de l'Adda. Les 16000 Autrichiens du Général Beaulieu sont retranchés en face sur la rive gauche.
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Bonaparte passe dans les rangs des grenadiers de la 32è de Dallemagne qu'il a massé à l'entrée du pont de Lodi, à l'abri d'une muraille, pour leur expliquer le signal de l'assaut. Il lance l'assaut. Ils enlèvent le pont au pas de course.
12/05
Au moment où il quitte Lodi, Bonaparte reçoit une note du Directoire : l'armée d'Italie serait commandée par Kellermann, poursuivrait la guerre contre l'Autriche, alors que lui, avec 25k hommes, formerait une armée du midi qui marcherait sur Rome. Il répond qu'il est dangereux de diviser l'armée d'Italie et qu'ils ne peuvent la diriger à 2.
13/05
Le Directoire revient sur sa décision de faire organiser la défense du Piémont par Kellermann, face à la menace de démission de Bonaparte.
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Face à l'importance des forces républicaines, les Chouans mettent successivement bas les armes. Scépeaux est le premier à se rendre.
21/05
Reprise des hostilités sur le Rhin.
23/05
Le Pape Pie VI, qui considère que la Révolution française est dirigée contre l'Eglise catholique, incite les prêtres piémontais et lombards à soulever la population contre les Français.
24/05
Autichamp, qui a pris la suite de Stofflet, dépose les armes.
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Près de 10000 paysans, menés par le clergé, investissent Pavie et capturent la petite garnison française qui s'y trouve, sonnent le tocsin et appellent à la révolte.
25/05
Bonaparte fonce à Pavie avec la brigade du colonel Lannes pour y réprimer le soulèvement. Il fait incendier le village de Binasco.
26/05
Bonaparte rétablit l'ordre, fait fusiller de nombreux prisonniers et le capitaine français qui s'était rendu sans combattre, et réitère sa volonté de respecter et de défendre la religion catholique. Les soldats français se livrent au pillage.
27/05
Bonaparte se prépare à attaquer la ligne de défense du Général Beaulieu, qui s'étend le long du Mincio de Peschiera, en bordure sud du lac de Garde, jusqu'à Mantoue. Il lance des avant-gardes vers Salo et la rive ouest du lac de Garde, pour faire croire à Beaulieu qu'il va contourner le lac pour redescendre ensuite sur ses arrières.
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L'armée de Bonaparte entre à Brescia, violant la neutralité de la République de Venise.
28/05
Le Général Beaulieu dispose de 40000 hommes, dont 12000 constituent la garnison de la forteresse de Mantoue. Pour parer à une attaque de Bonaparte, il fait remonter le gros de ses forces au nord de son dispositif.
29/05
Bonaparte lance ses divisions sur le village de Borghetto et trouve un pont que les Autrichiens n'ont pas eu le temps de détruire : elles passent le fleuve Mincio.
30/05
Lors de la bataille de Borghetto, Napoléon Bonaparte parvient à franchir le Mincio face à l’armée autrichienne. Cette percée contraint les Autrichiens à abandonner la Lombardie et à se replier sur le Tyrol, laissant la forteresse de Mantoue comme seul bastion autrichien en Italie du Nord.
Juin
01/06
Défaite des Autrichiens sur la Sieg par Kléber.
03/06
Bonaparte entre à Vérone et oblige les Autrichiens à se retirer vers le Tyrol. Ils conservent néanmoins Mantoue.
04/06
Victoire de Kléber sur les Autrichiens à Altenkirchen.
07/06
Bonaparte rencontre Azara, ambassadeur d'Espagne à Rome et médiateur pour la paix avec le Pape. Contrairement au Directoire, il estime que pour obtenir le soutien des populations catholiques, il faut signer un traité de paix avec le Pape.
12/06
Bonaparte entre avec 2 divisions dans les Etats pontificaux.
19/06
Capitulation de Cadoudal à Vannes.
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Bonaparte entre à Bologne où il est accueilli par l'ambassadeur d'Espagne à Rome Azara, représentant du Pape Pie VI.
--   
Lors de la bataille de Kircheib pendant la Première Guerre de Coalition, les Autrichiens sous le commandement de Paul Kray von Krajowa repoussent une attaque des Français sous le commandement de Jean-Baptiste Kléber.
--   
Georges Cadoudal signe la paix.
20/06
Bonaparte occupation les légations de Ferrare.
23/06
Armistice de Bologne accordé au Saint-Siège par Bonaparte.
--   
Louis de Frotté refuse de signer lui-même la paix il s'embarque pour l'Angleterre.
24/06
L'armée de Rhin-et-Moselle franchit le Rhin à Kehl sous les ordres de Moreau.
26/06
Aimé Picquet du Boisguy est le dernier à se rendre.
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Joséphine quitte Paris, en compagnie de son amant, Hippolyte Charles, un lieutenant de hussards, pour aller retrouver Bonaparte en Italie.
30/06
La cavalerie de Murat, chef d'escadron de Bonaparte, pousse jusqu'à Livourne et s'empare de marchandises anglaises.
Juillet
 
Vidocq s'évade.
05/07
Bataille de Radstadt gagnée par Moreau sur l'archiduc Charles.
06/07
Un accord de paix est signé avec les Chouans à Fontenai-Les-Louvets, dans l'Orne.
09/07
Victoire française de Moreau sur l'archiduc Charles à Ettlingen.
10/07
Victoire de Lefebvre sur les Autrichiens au combat de Friedberg.
13/07
A Paris, le théâtre de l'Odéon reçoit l'autorisation d'ouverture.
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Hoche annonce que « les troubles de l'Ouest sont terminés ».
15/07
Le maréchal Wurmser arrive à Trente à la tête d'une armée de 70000 autrichiens.
16/07
Le Directoire proclame solennellement la pacification de l’Ouest. Fin de la Guerre de Vendée.
--   
L'armée de Sambre-et-Meuse, commandée par le général Jourdan, prend Francfort.
--   
Le Directoire proclame qu'« Il est enfin vrai de le dire aujourd'hui, cette guerre affreuse de la Vendée et des Chouans est éteinte ».
18/07
Le maréchal Wurmser lance un corps de 25000 hommes commandé par le Général Quasdanovitch à l'ouest du lac de Garde, sur Salo et Brescia avec mission de couper la retraite de Bonaparte vers Milan pendant que lui-même, à la tête de 45000 hommes, fonce vers Mantoue pour y ravitailler la garnison de 80000 hommes.
Août
03/08
Victoire de Bonaparte à Lonato sur les Autrichiens.
05/08
Traité de Berlin avec le roi de Prusse pour la neutralité du Nord de l'Allemagne.
--   
Victoire de Bonaparte à Castiglione.
08/08
Occupation de Vérone par le général Sérurier, enlèvement des magasins ennemis.
11/08
Vidocq est repris et écroué à Lille.
12/08
Le maréchal Wurmster, replié à Trente, prépare sa revanche : il reçoit d'Autriche un renfort de 20000 hommes.
15/08
Les artistes font signer une pétition, à Paris, pour protester contre le pillage des ½uvres d'Art par les armées françaises en Italie. Le débat prend de l'ampleur et se répercute dans les assemblées.
18/08
Traité de San Ildefonso avec l'Espagne.
--   
Traité de San Ildefonso, entre la France et l’Espagne.
23/08
Défaite de Bernadotte à Neumarkt en Bavière par l'archiduc Charles.
24/08
Victoire de Moreau sur les Autrichiens à Friedberg.
27/08
Par crainte de troubles à Paris, Babeuf et les autres prévenus sont transférés à Vendôme dans des cages grillées, suivis de leurs femmes et enfants.
Septembre
01/09
Alors que le maréchal Wurmster quitte Trente vers Bassano avec l'intention de se rabattre sur le flanc de l'armée française, Bonaparte progresse rapidement le long du lac de Garde afin d'occuper la base de départ des Autrichiens, leur couper toute possibilité de retraite et attaquer Wurmster sur ses arrières.
03/09
Défaite de Jourdan à Wurtzbourg par l'archiduc Charles.
--   
Bataille de Wurtzbourg.
04/09
Victoire de Bonaparte à la bataille de Bassano.
--   
Combat de Rovereto, opposant l'armée d'Italie, commandée par Napoléon Bonaparte, aux forces autrichiennes de Paul Davidovitch.
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Vidocq est écroué à Cambrai.
05/09
Occupation de Trente par Vaubois.
07/09
Armistice de Pfaffenhofen entre la France et la Bavière.
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Bonaparte rejoint le maréchal Wurmster à Primolano.
08/09
Bataille de Bassano, victoire des Français face aux Autrichiens.
14/09
Echec des Français à la Favorite et à Due-Castelli, près de Mantoue.
19/09
Défaite des Français à Altenkirchen, où Marceau est mortellement blessé.
20/09
Le Général français Marceau est tué dans la forêt d'Höchstenbach.
22/09
Première olympiade de la République sur le Champ-de-Mars à Paris.
25/09
Les "Annales de la Religion" de Grégoire indiquent que la pratique religieuse a repris dans 31214 communes.
Octobre
02/10
Victoire de Moreau à Biberach.
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Traité de paix avec Ferdinand IV, roi des Deux-Siciles.
10/10
Arrestation de Gracchus Babeuf.
12/10
Portalis prononce un discours aux Anciens sur le régime juridique du canal du Midi.
16/10
Le Général Bonaparte fait proclamer la république cispadane à Modène, par des représentants de Reggio, Ferrare et Bologne.
17/10
Attentat contre Lazare Hoche.
22/10
Soumission définitive de la Corse.
30/10
Portalis prononce un 3è discours aux Anciens pour la défense des parents d'émigrés.
Novembre
01/11
A Trente, le Général Davidovich avec 25000 hommes attaque les 12000 soldats du Général Vaubois, juste arrivé de Vendée, à qui Bonaparte confie la défense de la rive est du lac de Garde.
05/11
Traité de paix de Paris entre la France et le duc de Parme.
06/11
Le Général Massena repousse une partie des autrichiens d'Alvinczi au-delà de la Brenta alors que les brigades du Général Vaubois, sous la pression de Davidovich, battent en retraite, en désordre, vers le sud.
09/11
Le Général Massena, devant la supériorité numérique des troupes du Général Alvinczi, est rejeté de Bassano.
10/11
Le Général Alvinzi arrive en vue de Vérone et s'installe sur les hauteurs de Caldiero. Bonaparte remet de l'ordre dans la division Vaubois puis effectue une tentative contre Alvinzi.
11/11
Le Général Massena s'empare de la hauteur de Caldiero mais il ne peut s'y maintenir.
12/11
Le Général Alvinzi défait Augereau et Massena à Caldiero, les forçants à reculer.
15/11
Fortifié à Ronco, derrière l'Adige, Bonaparte envisage d'attirer le Général Alvinczi sur les chemins construits sur les digues du marais d'Arcole, là où ses 13k hommes seront plus opérationnels que les 40k autrichiens de Wurmser. Il envoye, à gauche, la division Massena en direction de Belfiore di Porcile et, à droite, la division Augereau vers Arcole.
--   
Le Général Augereau est bloqué à Arcole par les Autrichiens retranchés derrière l'Alpone. Par 3 fois, les Français tentent de franchir le pont d'Arcole mais en vain (ce qui rend impossible le plan de Bonparte : tomber sur les arrières de Wurmser dans la région de Villanova).
--   
Bonaparte décide de prendre les opérations en main et quitte Ronco en direction d'Arcole. Les assauts qu'il lance avec les hommes d'Augereau échouent : le pont d'Arcole est tenu par les autrichiens, les Gaux Verdier et Lannes sont blessés, Verne est tué. Bonaparte saisit un drapeau et fonce en tête des grenadiers et de leurs officiers à l'attaque du pont, perdant un cheval sous lui, mais la colonne est rompue par la mitraille autrichienne.
--   
Les Autrichiens traversent le pont d'Arcole et débouchent sur la digue, les Français de Bonaparte reculent.
--   
La colonne du Général Guyeux prend Arcole, Masséna contient Provera sur Porcil et Gambione et, conformément aux ordres de Bonaparte, repasse le fleuve et retourne sur Ronco. Arcole est évacuée pour éviter de devoir se battre dos à l'Adige.
16/11
Le Général Massena fait reculer le Général Provera. Le Général Augereau est obligé de s'arrêter devant Arcole, défendu par Alvinczy, mais des renforts envoyés par Serrurier arrivent.
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Bonaparte, qui n'a pas de nouvelles de Vaubois, fait retirer ses troupes sur l'Adige, en gardant le pont de Ronco. Le gros de l'armée Autrichienne reste dans les postes de Stephano et de San-Bonifacio. Les postes de Porcil et d'Arcole sont réoccupés, sans combats, par les avants gardes Autrichienne.
17/11
Les Autrichiens, croyant que l'armée Française lâche pied, s'élancent à sa poursuite du côté de Ronco. Bonaparte, escomptant sur ce mouvement, ordonne, à la 18è légère d'attaquer les Autrichiens de front et sur la digue, à la 32è demi-brigade du Général Gardanne de sortir des roseaux pour les attaquer par le flanc et au Général Masséna de tomber sur leurs arrières. Les Autrichiens, culbutés dans les marais, y restent enfoncés exposés à une fusillade meurtrière.
--   
Bonaparte, pour obliger Alvincy à reculer au-delà de Villa-Nova, fait travailler les pontonniers Français afin d'établir un pont de chevalet à l'embouchure de l'Alpon.
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Bonaparte déclenche son attaque : Augereau attaque les Autrichiens de front et la petite garnison de Legnago les attaque d'arrière. Le Général autrichien Brabeck est tué et la confusion gagne ses bataillons. Alvinczy, éprouvé, ordonne la retraite sur Vicence et cède aux Français le champ de bataille.
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L'armée Française fait 4000 prisonniers ennemis, s'empare de 4 drapeaux et de 18 canons, et s'installe solidement dans les postes d'Arcole et de San-Gregorio pour garder les digues.
18/11
L'armée de Bonaparte, épuisée mais victorieuse, revient à Vérone par la porte de Venise.
19/11
Bonparte écrit un compte-rendu au Directoire de la bataille d'Arcole.
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Le Général Joubert défait le Général autrichien Davidowitch à Campara.
23/11
Miot devient gouverneur de la Corse.
Décembre
15/12
Lors de l'expédition d'Irlande, une armée de 45 navires, transportant 13 400 hommes, quitte le port militaire de Brest, mais elle est rapidement dispersée par la tempête.
23/12
Lors du Congrès de Reggio Emilia, les territoires occupés par les troupes françaises de Bologne et Ferrare, Modène et Reggio proclament la constitution de la République Cispadana.
27/12
Vidocq est condamné par le tribunal criminel de Douai à 8 ans de travaux forcés pour "faux en écritures publiques et authentiques".
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Ouverture du congrès Cispadan de Reggio Emilia, au cours duquel le drapeau tricolore sera adopté comme drapeau national de la République Cispadana.
 
Premier saut en parachute réalisé par le Français André-Jacques Garnerin. Il s’élance d’un ballon à 650 m d’altitude au-dessus de la plaine Monceau à Paris.
Janvier
02/01
Le Général autrichien Alvinczi reforme ses troupes dans la région de Trente : 8 divisions d'infanterie et 2 de cavalerie, soit 80000 hommes.
07/01
Bonaparte est à Bologne avec 3000 Français et 4000 Italiens des milices lombardes pour tenter de signer une paix définitive avec Rome pendant que les Autrichiens attaquent sur 2 fronts, sur le Monte Baldo et sur l'Adige par les plaines du Padouan.
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Curée proteste auprès du Conseil des 500 contre la loi qui l'a contraint à s'exiler de Paris.
09/01
Prise de Kehl par les Autrichiens du général Baillet de Latour.
12/01
Le Général Massena bouscule les Autrichiens sur Caldiero. Bonaparte revient de Bologne au galop, arrive à Vérone dans la soirée et ramène Massena dans l'enceinte de la ville.
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Le Général Joubert est attaqué de toutes parts par le Général Alvinczy : 3 divisions sur le Monte Baldo, une 4è sur la rive du lac de Garde et une 5è sur la rive gauche de l'Adige. Pour éviter l'encerclement, il se replie sur le plateau de Rivoli où il pense pouvoir tenir 2 jours.
13/01
Une bataille navale entre un navire de ligne français et deux frégates britanniques au large des côtes de la Bretagne se termine par l'échouement du navire français, faisant plus de 900 morts.
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Bonaparte, acompagné de Rey, Berthier et quelques autres, rejoignent Joubert au galop.
--   
L'agent de renseignement Toli rapporte à Bonaparte des informations : il lance ses ordres à ses Généraux d'attaquer les Autrichiens par le nord.
16/01
Les colonnes de la garnison du Général Ott attaquent la Montada et San-Antonio qu'ils enlèvent aux Français. Mais le Général Massena arrive avec les 75è et 32è RI et chasse les Autrichiens, le fait occuper et se porte sur le château de la Favorite. Les Impériaux du Général Provera sont repoussés sur le Château de la Favorite par les actions concertées des Gaux Dugu, Victor, Lannes, Guieu et Massena : une partie tombe prisonnière et le reste est acculé contre Miollis. Le Général Provera capitule : les Français font 6000 prisonniers (dont plusieurs Gaux), s'emparent de drapeaux, de 22 canons et 19 pontons.
17/01
Bonaparte rencontre le comte Klenau pour négocier la reddition autrichienne. Puis les troupes françaises investissent la ville de Mantoue.
31/01
Découverte d'un complot royaliste. Les chefs de la conspiration, Lavilleheurnois, l’abbé Brottier et Duverne de Presle, sont arrêtés et condamnés à mort.
Février
02/02
Capitulation de l'Autriche à Mantoue.
--   
Le Directoire adresse au chef de l'armée d'Italie Bonaparte une lettre qui lui recommande avec insistance de détruire le "centre d'unité de l'Eglise romaine".
03/02
Le Directoire rappelle de Philadelphie son représentant, Pierre-Auguste Adet et demande au représentant des États-Unis de quitter la France. Début de la « Quasi-guerre », qui oppose la France aux États-Unis.
--   
Bonaparte repousse l'armée pontificale et entre à Faenza.
05/02
Reddition de la tête de pont d'Huningue.
09/02
Bonaparte, à Ancône, constatant que les Juifs y vivent dans un ghetto insalubre, bouclé la nuit, avec l'obligation de porter des marques d'infamie (bonnet jaune, brassard), ordonne la libération du ghetto.
10/02
Bonaparte occupe Ancône pour contraindre le pape Pie VI à négocier la paix.
15/02
Pie VI dépêche le cardinal Mattei pour négocier la paix avec Bonaparte.
16/02
La délégation pontificale et Bonaparte avec son Etat Major arrivent à Tolentino pour «discuter» et «souscrire» à des conditions de paix «justes et raisonnables».
17/02
La délégation pontificale et Bonaparte entament des négociations difficiles.
18/02
Bonaparte confie à Cacault un projet de traité avec l'instruction d'en obtenir la signature avant la nuit suivante.
--   
Le Général Belliard s'empare de l'île de Philae.
19/02
Le Pape Pie VI (Mattei) et la France (Cacault pour Bonaparte) signent le Traité de Tolentino pour éviter une occupation militaire de Rome : le pape renonce à Avignon et au Comtat de Venaissin au profit de la France, ainsi qu'aux légations de Bologne, Ferrare et Romagne - il doit verser l'équivalent de 30m de livres à la France - mais le traité ne conteste pas le pouvoir temporel du pape.
21/02
Une force de 1 400 soldats français envahit la Grande-Bretagne à Fishguard pour soutenir la Society of United Irishmen. Ils furent vaincus par 500 réservistes britanniques.
22/02
Les troupes françaises ("républicaines directoriales") débarquent en Grande-Bretagne mais doivent capituler deux jours plus tard.
24/02
Echec d'un débarquement dans la baie de Fishguard au pays de Galles.
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Le Pape Pie VI ratifie le Traité de Tolentino et ordonne à Mgr Gaetano Marini d'en déposer l'original et une copie aux Archives du Château Saint-Ange.
25/02
Le colonel William Tate se rend, à l'issue de la bataille de Fishguard.
26/02
Le Général Hoche prend le commandement de l'Armée de Sambre-et-Meuse.
Mars
10/03
Napoléon Bonaparte et ses troupes se tournent vers leur ennemi l'Autriche dans la guerre de la Première Coalition et commencent à envahir le territoire ennemi sur le fleuve Tagliamento.
12/03
Bergame proclame son indépendance vis-à-vis de Venise.
17/03
Portalis prononce un 1er discours aux Anciens sur la liberté de la presse.
18/03
Boisguy est emprisonné.
19/03
Prise de Gradisca, par Bernadotte et Sérurier, et retraite du prince Charles.
--   
Brescia proclame son indépendance vis-à-vis de Venise.
--   
Le général Victor prend Ancône.
20/03
Les troupes du général Joubert passent le Lavis. Début de l'expédition du Tyrol.
22/03
Prise de Botzen par Joubert.
23/03
Prise de Trieste par Bernadotte et de Bressanone par Joubert.
--   
Victoire de Masséna à Tarvis.
29/03
Prise de Klagenfurt par Masséna.
--   
Insurrection de Vérone contre les Français.
Avril
04/04
Elections de germinal an V pour le renouvellement des Conseils. 250 députés républicains perdent leurs sièges, au profit de la droite royaliste, qui obtient la présidence des deux assemblées (Barbé-Marbois au Conseil des Anciens, Pichegru aux Cinq-Cents). Barthélemy est élu directeur. Les députés monarchistes se réunissent au club de Clichy, et les filiales de l'Institut philanthropique développent leur action en province.
07/04
L'Autriche conclut un armistice à Leoben lors de la première guerre de coalition avec Napoléon Bonaparte après sa campagne d'Italie victorieuse.
15/04
Adolphe Thiers naît à Marseille, dans une famille de la petite bourgeoisie.
17/04
Traité de Leoben entre la République française et l'Archiduché d'Autriche.
--   
Les citoyens de Vérone lancent une rébellion infructueuse de huit jours contre les forces d'occupation françaises.
18/04
Hoche remporte la bataille de Neuwied et franchit le Rhin.
--   
Les Autrichiens signent des préliminaires de paix avec Bonaparte à Leoben.
20/04
L'armée de Rhin-et-Moselle passe le Rhin à Diersheim et reprend Kehl.
21/04
Napoléon Bonaparte bat les Sardes, lors de la bataille de Mondovi.
22/04
Kilmaine bat les Vénitiens à Croce-Bianca.
25/04
Prise de Trieste par Bernadotte et de Bressanone par Joubert.
29/04
Portalis prononce un 2è discours aux Anciens sur la liberté de la presse.
30/04
Le Directoire français confirme le Traité de Tolentino.
Mai
01/05
Profitant du massacre de prisonniers français à Vérone, Bonaparte déclare la guerre à Venise.
02/05
Bonaparte arrive à Mestre et demande la capitulation de Venise sans conditions. Le doge Manin réunit le gouvernement, qui finit par admettre la capitulation.
07/05
Le Grand Conseil de Venise abdique sa souveraineté.
12/05
Le Général Bonaparte entre dans Venise et campe avec son armée sur la place St-Marc.
16/05
Un gouvernement démocratique provisoire est instauré à Venise.
20/05
La prison de Bicêtre mentionne dans ses registres le portrait suivant : « François Vidocq, marchand d'indienne, marié à Marie-Anne Chevalier, demeurant lors de son arrestation à Lille, département du Nord, et en deuxième, à Paris, rue Saint-Hugues, 4, cour Saint-Martin, âgé de 26 ans, natif d'Arras, département du Pas-de-Calais, taille 5 pieds 6 pouces, cheveux et sourcils blonds, front rond, nez aquilin long, yeux gris, bouche moyenne et de travers, menton rond et long, visage ovale, barbe blonde, ayant une cicatrice à la lèvre supérieure à droite et les oreilles percées... ».
21/05
Le cours légal des assignats est supprimé.
26/05
La mort sur la guillotine de Gracchus Babeuf et d'un acolyte, Darthé, met fin à la « Conjuration des Égaux ».
27/05
Exécution de Babeuf.
Juin
04/06
À Venise, après l’entrée des troupes révolutionnaires françaises, le Libro d’Oro (Livre d’or) est brûlé. Pendant des siècles, ce livre d’or a réservé la participation au Grand Conseil de la ville aux familles patriciennes nobles enregistrées.
12/06
Bonaparte, installé Villa Pusterla (Mombello), réorganise l'Italie en créant le République ligurienne de Gênes.
--   
Lucien Bonaparte entre au Conseil des Cinq-Cents comme député du département du Liamone (Corse).
24/06
La République cisalpine (incluant la Lombardie) est proclamée. Elle est dirigée, sur le modèle français, par un directoire de 5 membres assisté d'un Grand Conseil.
Juillet
03/07
A l’Institut de France, Talleyrand reprend un projet de Choiseul réclamant la cession de l’Égypte à la France8. Il s’agit de rouvrir la route des Indes pour rejoindre l’allié Tippoo-Sahib, sultan de Mysore.
08/07
Institution de la République cisalpine.
14/07
Bonaparte envoi le Général Augereau à Paris pour rétablir l'ordre républicain.
16/07
Talleyrand est nommé ministre des Relations extérieures du Directoire, en remplacement de Delacroix.
26/07
Sotin devient ministre de la Police Général, en remplacement de Lenoir-Laroche.
Août
21/08
A l'Ecole centrale du Doubs, Nodier et son ami Luczot présentent à l'examen d'histoire naturelle leur thèse sur l'usage des antennes chez les insectes, sous la forme d'une dissertation bientôt imprimée.
24/08
Une loi abroge les dispositions relatives à la déportation ou à la réclusion des prêtre réfractaires.
Septembre
04/09
Coup d'État du 18 fructidor an V, mené par le Directoire à la fois contre les royalistes et les jacobins.
05/09
Ramel, suspecté de sympathies monarchistes, est condamné à la déportation en Guyane.
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Suite au Coup d'Etat du 18 fructidor, Portalis est proscrit et se cache à Passy.
06/09
La Circulaire du Ministre des Relations extérieures donnant des instructions pour expliquer aux Gouvernements étrangers le bien-fondé du 18 fructidor paraît.
10/09
Ouverture du congrès de Rastadt, où se rencontrent des ambassadeurs de la jeune République française et des États voisins.
22/09
Sébastiani est nommé chef d'escadron.
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Monge est élu directeur de l'Ecole polytechnique.
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Programme sportif maintenu à l’occasion des festivités révolutionnaires de Paris.
23/09
Le Général Jourdan est élu Président du conseil des Cinq-Cents.
Octobre
01/10
Une journée de deuil national est proclamée en l'honneur du Général Hoche.
17/10
Traité de paix de Campoformio (fin de la Première Coalition) entre la France (Bonaparte) et l'Autriche (le chancelier Cobenzl). L'Autriche abandonne à la France la Belgique, la rive gauche du Rhin et les îles Ioniennes et reconnaît la République cisalpine, accrue du Milanais, de Brescia et de la Valteline. En compensation, elle reçoit une partie de la Vénétie, l'Istrie et la Dalmatie.
31/10
Monge, de retour à Paris, participe solennellement à la remise du traité de Campo-Formio au Directoire.
Novembre
07/11
Les îles Ioniennes, devenues française depuis Campoformio, sont découpées en 3 départements.
24/11
La Caisse d'escompte du commerce est créée à Paris.
Décembre
02/12
Bonaparte quitte le Congrès de Rastadt pour Paris.
05/12
Bonaparte rentre à Paris, accueilli triomphalement.
09/12
Le Général Berthier devient Général en chef de l'Armée d'Italie.
10/12
Présentation solennelle de Bonaparte au Directoire.
13/12
Bonaparte demande la mise en état d'alerte de la flotte de Brest.
15/12
Expédition d'Irlande (→ 30/12). Une flotte partie de Brest le 15 décembre débarque partiellement le 24 dans la baie de Bantry mais doit se retirer avec de lourdes pertes face à la tempête.
20/12
Départ de la chaîne dans laquelle se trouve Vidocq de Bicêtre pour Brest.
21/12
Marragon devient Président du Conseil des Anciens.
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Bonaparte rencontre l'avocat irlandais Wolfe Tone pour évoquer une action française dans les îles Britannique pour détacher l'Irlande de l'Angleterre.
23/12
Un Arrêté du Directoire exécutif concerne l'achèvement des travaux commencés sur les mesures républicaines.
25/12
Bonaparte est élu à l'Institut.
28/12
Emeute à Rome, où est tué le général Duphot.
29/12
Les Français s'emparent de Mayence.
Janvier
03/01
Les habitants de Mulhouse votent favorablement pour leur rattachement à la France.
04/01
La majorité des notables de la ville de Mulhouse se prononcent en faveur du rattachement la ville à la France.
12/01
Le Général Jourdan propose de créer une armée auxiliaire de 100000 hommes recrutés par tirage au sort.
13/01
à l'hôpital de Pontanézen de Brest, alors qu'on procède au déferrement des bagnards. Vidocq essaie de fausser compagnie à ses gardiens, mais il se foule les deux chevilles en tentant de sauter du mur d'enceinte.
20/01
Le Grand Conseil de Bâle proclame l'égalité des droits pour tous les citoyens.
21/01
Le Général Jourdan est élu secrétaire du conseil des Cinq-Cents.
--   
Le Général Brune est nommé à la tête des forces françaises en Suisse.
23/01
Bonaparte demande à Barras de le faire nommer Directeur. Barras lui répond qu'il n'a pas l'âge légal.
24/01
Indépendance du canton de Vaud.
28/01
Les troupes françaises interviennent contre celles de Berne dans le pays de Vaud.
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Le traité de Mulhouse rattache la ville à la France.
--   
Vidocq réussit à se procurer des vêtements de matelot qu'il dissimule dans l'arsenal où il travaille. Ayant réussi à se changer subrepticement, il quitte Brest sans être inquiété.
Février
01/02
Le Directoire institue une fête de la souveraineté du peuple, à célébrer le 20 mars.
05/02
à Rome, les troupes françaises entrent dans la ville et proclament la République romaine.
06/02
Monge part de Paris pour Rome avec mission d'intimer au pape Pie VI de renoncer à son autorité temporelle et de se contenter de son autorité spirituelle.
08/02
Le Directoire impose une Constitution aux cantons suisses.
--   
Bonaparte, nommé Commandant en chef de l'Armée d'Angleterre, part pour effectuer un voyage d'inspection le long des côtes de la Manche et de la mer du Nord, d'Etaples à l'île de Walcheren, en Hollande, pour préparer une invasion.
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Un soulèvement [Conjuration du Bois Rouge] éclate à Rémersdael contre le régime français (conscription obligatoire et persécutions religieuses).
10/02
Les troupes françaises du général Louis-Alexandre Berthier prennent Rome.
14/02
Talleyrand soumet au Directoire un rapport de Magallon, ancien consul de France au Caire, sur l'intérêt d'une conquête de l'Egypte.
15/02
La république est proclamée à Rome après la prise de la ville par les Français ; le pape Pie VI qui refuse de renoncer à son pouvoir temporel est placé par les Français en résidence surveillée à Valence (actuelle Drôme hors de l'Italie).
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Pie VI, citoyen pape, est exilé jusqu'à Briançon.
22/02
Monge arrive à Rome, où il est envoyé en tant que commissaire de la République.
23/02
Bonaparte insiste à nouveau auprès du Directoire sur son projet d'atteindre l'Angleterre par la conquête de l'Egypte.
25/02
Vêpres romaines : à Rome, une foule de roturiers du Trastevere et de Montician se soulève contre la République romaine nouvellement formée, mais l'émeute est réprimée par les armées françaises.
27/02
Constant prononce un discours contre les "anarchistes" : "La propriété est un miracle de l'ordre social ; elle en est devenue la base ; tous les moyens du gouvernement doivent tendre à l'entourer d'une barrière sacrée" ; "ce qui préserve de l'arbitraire, c'est l'observance des formes".
Mars
05/03
Les Français occupent Berne.
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Le Directoire décide d'intervenir en Egypte pour lutter contre l'Angleterre et pour éloigner Bonaparte.
12/03
La Frégate "La Charente" embarque 156 prêtres réfractaires, ainsi que le député Gibert-Desmolières et le chansonnier Pitou, royalistes, à destination de la Guyane.
13/03
Louis XVIII, résidant à Vérone, part se réfugier en Allemagne, devant l'arrivée des troupes françaises.
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Ampère devient membre de la Sté littéraire de Lyon.
15/03
Le ministre des Affaires Etrangères Talleyrand fait établir un Projet de Mémoire pour servir d'instructions au ministre plénipotentiaire de la République auprès de la Porte ottomane.
16/03
Antoine Galland intègre la Commission des sciences et arts d'Égypte en tant qu'imprimeur.
22/03
Les Français anéantissent la Confédération suisse et établissent la République helvétique, régie par une nouvelle Constitution.
Avril
03/04
Un arrêté du Directoire, rédigé par Merlin, prescrit la stricte observation du calendrier républicain, le repos obligatoire du décadi et la célébration des seules fêtes révolutionnaires.
12/04
A Aarau, sous la pression française, la République helvétique est créée à la place de l'ancienne Confédération. La république subsidiaire française, créée grâce aux exportations révolutionnaires, exista jusqu'en 1803.
15/04
La République de Genève perd son indépendance par annexion. Sous le nom de Département du Léman, il fut incorporé de force à la France lors de la deuxième tentative après 1792.
25/04
Annexion par la France de la république de Genève.
29/04
Les théophilanthropes s'installent à Notre-Dame de Paris. Dans la région ils occupent plusieurs églises.
Mai
09/05
Bonaparte arrive à Toulon.
11/05
Les directeurs Barras, Reubell et La Revellière-Lépeaux cassent l'élection de 106 candidats du parti jacobin aux législatives. C'est un véritable coup d'Etat permettant l'élection de candidats favorables au gouvernement.
13/05
L'Amiral anglais Stracham bombarde Le Havre.
15/05
Treilhard est élu membre du Directoire, en remplacement de Neufchâteau.
19/05
Bonaparte embarque pour l'Egypte.
21/05
Le Général Baraguey d'Hilliers embarque de Gênes sur 73 bateaux et rejoint l'armada de Bonaparte en mer.
Juin
07/06
Le convoi du Général Desaix arrive devant Malte, en avance sur la flotte principale de Bonaparte.
09/06
Le grand maître de l'Ordre de Malte Hompesch refuse de laisser les navires français se ravitailler en eau, arguant que ce serait une rupture de neutralité.
10/06
Les troupes françaises débarquent sur Malte en 15 points.
11/06
Napoléon Bonaparte, sur la route de la campagne d'Égypte, s'empare de Malte.
12/06
Bonaparte chasse les chevaliers de Malte.
13/06
Le grand maître de l'Ordre de Malte Hompesch remet les clés de la forteresse à Bonaparte.
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Bonaparte rédige, dans la grande salle d'honneur de l'Ordre de Malte, une nouvelle constitution qui réforme l'administration de l'île.
17/06
Neufchâteau est nommé ministre de l'Intérieur.
18/06
En butte à l'opposition des Conseils, les Directeurs Merlin et La Révellière-Lépeaux, doivent démissionner.
19/06
Bonaparte, après avoir installé une garnison en mesure de défendre Malte contre une attaque anglaise, quitte l'île pour la Grèce.
25/06
Bonaparte, au large de la Crête, rédige une proclamation pour enjoindre ses soldats à respecter les populations musulmanes.
Juillet
01/07
Bonaparte se met en route vers Alexandrie.
02/07
Le ministre des Affaires Etrangères Talleyrand fait un "Rapport au Directoire sur la situation de la République française considérée dans ses rapports extérieurs avec les autres puissances".
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Bonaparte, à Alexandrie, rédige une adresse à la population : « Les Français respectent Allah. Ils ne font la guerre ni à la Turquie souveraine ni aux Egyptiens ; ils sont seulement venus vous débarrasser de la tyrannie des Mamelouks et vous rendre la liberté, la prospérité et le bonheur ».
07/07
Début de la quasi guerre.
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Bonaparte quitte Alexandrie pour Le Caire.
08/07
Bonaparte arrive à Demenhour, où il trouve l'armée réunie.
10/07
L'Armée d'Orient de Bonaparte bat les Mamelouks à El-Ramanyel.
12/07
L'armée d'Orient se met en marche pour Chebreis.
13/07
L'Armée d'Orient de Bonaparte bat les Mamelouks (600 morts) qui fuient en désordre vers le Caire.
24/07
Bonaparte fait son entrée au caire et s'installe dans le palais de Mourad Bey. Il commence aussitôt à dicter directives et décrets pour administrer Le Caire et les provinces.
Août
01/08
L'amiral Brueys, sachant qu'il va être attaqué par les Anglais, décide de placer sa flotte au mouillage dans la rade d'Aboukir, pensant que ses équipages réduits et peu expérimentés auront de meilleures chances dans la rade qu'en pleine mer.
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Bonaparte, estimant que Brueys ne pourra résister à Nelson, lui dépêche une estafette avec l'ordre de se réfugier à Corfou (possession française). Le capitaine porteur de la missive est intercepté et tué en cours de route.
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L'amiral Nelson pénètre avec audace dans la rade d'Aboukir où se trouve la flotte française. La lutte est ardente. Les Anglais disposent de vaisseaux et d'équipages supérieurs et de la canonnade.
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Le vaisseau amiral français L'Orient, engagé par le HMS Bellerophon, prend feu, en rade d'Aboukir. L'amiral Brueys est grièvement blessé.
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Le vaisseau amiral français L'Orient (amiral Brueys) explose dans la rade d'Aboukir.
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La flotte britannique de Nelson détruit la flotte française de Brueys, en rade d'Aboukir : seuls 4 vaisseaux sur 20 réussissent à s'échapper.
02/08
Bonaparte apprend le désastre d'Aboukir, réunit ses officiers et leur dit : "Nous n'avons plus de flotte pour nous ramener en Europe. Nous sommes maintenant dans l'obligation de faire de grandes choses, nous les ferons.".
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La bataille du Nil se conclut par une victoire britannique.
06/08
Une flotte française transportant le corps expéditionnaire (1000 soldats) du Général Humbert embarque pour venir en aide à une insurrection irlandaise.
19/08
La France et la République helvétique concluent un traité d'alliance offensive et défensive.
22/08
Débarquement de l'expédition d'Irlande, pour soutenir la rébellion en cours dans l'île.
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Le général Bonaparte fonde au Caire l'Institut d'Égypte, sur le modèle de l'Institut de France. Les savants et les artistes, peintres et graveurs qui accompagnent son expédition militaire en deviennent les membres actifs, de même que le général lui-même.
24/08
Les troupes du Général Humbert battent les troupes anglaises à Balayna.
25/08
Le Général Desaix part avec 3000 hommes pour la Haute-Egypte où se sont réfugiés des Mamelouks de Mourad Bey.
27/08
Les forces franco-irlandaises mettent les Britanniques en déroute, à la bataille de Castlebar.
Septembre
02/09
Les habitants de Malte se révoltent contre les occupants français qui sont assiégés dans la forteresse de la Valette.
05/09
La loi Jourdan-Delbrel met en place la conscription, en France.
08/09
Bataille de Ballinamuck.
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L'armée du Général Humbert est encerclée par les Anglais à Ballynamuck.
09/09
Sous la pression de l'Angleterre, l'Empire ottoman déclare la guerre à la France.
15/09
Le corps expéditionnaire français du Général Humbert capitule en Irlande.
22/09
Le programme sportif des festivités révolutionnaires de Paris est complété par un concours de joutes, notamment. À noter le défilé des athlètes en ouverture de cette journée sportive et l’utilisation pour la première fois du système métrique en athlétisme.
24/09
Le Général Jourdan est réélu Président du conseil des Cinq-Cents.
28/09
Le ministre de la Police Lecarlier autorise la tenue de réunions maçonniques, tout en les faisant étroitement surveiller.
Octobre
05/10
Le "Divan général" assemblée de notables égyptiens, se réunit sur convocation de Bonaparte.
07/10
Mourad Bey avec 5000 cavaliers charge les Français à Sediman. Desaix et ses Gaux en tête, au chant du départ, conduisent une contre-attaque : Mourad bat en retraite vers le sud.
08/10
Le ministre de l'Intérieur Neufchâteau crée le "Conseil supérieur de l'Instruction publique", composé de 10 membres de l'Institut, pour étudier des améliorations de l'enseignement supérieur.
10/10
Un arrêté du Directoire décide de mettre à exécution le Brevet d'Invention de Bridet pour la conversion des matières fécales en poudre végétative.
11/10
Le corps expéditionnaire français subit un désastre naval dans la baie de Donegal : la British navy capture 6 des 8 navires.
12/10
Bataille de Nicopolis. Les troupes françaises et la population grecque de la ville de Preveza (Épire), possession française depuis le traité de Campo-Formio, sont massacrées par Ali Pacha de Janina.
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Bataille de l'île de Toraigh.
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Début de la guerre des Paysans, dans les Départements réunis.
13/10
Un arrêté départemental débaptise plusieurs églises parisiennes, dont Saint-Sulpice qui devient le Temple de la Victoire.
16/10
Les Noirs, manipulés par des agents secrets et persuadés que les commissaires en voulaient à leur indépendance, se soulèvent au Cap.
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Testu-Brissy réalise la 1ère ascension avec un cheval, dans un ballon à hydrogène.
29/10
Bataille de Herentals.
Novembre
03/11
Le Dpt de la Loire-Atlantique autorise le commissaire des poudres de Nantes à délivrer de la poudre à mine au directeur des Forges de Pouancé pour l'exploitation de la Mine de Rougé.
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Le Directoire établit l'impôt du timbre.
10/11
Jeanne Labrosse et Mlle Henry réalisent à Paris une ascension dans un ballon à hydrogène.
12/11
Bataille de Meerhout.
19/11
Les foires et marchés doivent faire disparaître toute référence religieuse.
Décembre
01/12
Pauline Bellisle [Fourès] rencontre Napoléon Bonaparte et devient sa maîtresse.
05/12
La bataille de Hasselt marque la fin de la guerre des Paysans.
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Le Général Championnet mène une contre-offensive sur les troupes de Ferdinand IV et l'emporte à Civita Castellana.
07/12
Les troupes de Bonaparte occupent la ville de Suez.
14/12
Les troupes françaises du Général Championnet reprennent Rome.
15/12
Une Loi relative à l'emploi du système métrique pour le bois de chauffage est adoptée.
21/12
L'offensive française sur Naples provoque la fuite du roi Ferdinand IV de Naples et de Sicile qui se réfugie sur le navire amiral de la flotte anglaise de Nelson.
22/12
Ferdinand IV s'évade de Naples à l'arrivée des troupes de Napoléon Bonaparte.
24/12
Bonaparte quitte Le Caire pour Suez.
26/12
On nomme des experts pour l'impôt des portes et fenêtres. Il y aura une sorte de publicain, chargé de collecter, qui obtient sa fonction par adjudication.
30/12
Bonaparte élabore un projet de creusement d'un canal reliant la Méditerranée à la mer Rouge.
31/12
Les troupes du Général Championnet prennent Gaeta.
 
Premier saut en parachute d’une femme. C’est la Française Jeanne-Geneviève Labrosse qui signe cette performance.
Janvier
10/01
Prise de Capoue par les Français.
16/01
L'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées Le Père quitte Le Caire pour entreprendre le nivellement de l'ancien "Canal des pharaons".
20/01
Eugène de Beauharnais est promu lieutenant au Caire.
22/01
Desaix emporte la bataille de Samhoud contre les 14000 Mameloucks de Mourad renforcés de 2000 Mecquains.
23/01
Les troupes françaises de Championnet entrent à Naples.
28/01
Le Général Friant occupe Esneh [Snis] et y reste.
Février
02/02
Le Général Belliard occupe Assouan et s'y organise.
06/02
Le Général Reynier part en avant-garde vers El Arisch.
08/02
Référendum au Piémont, qui donne une forte majorité pour l’annexion par la France.
09/02
Bonaparte, ayant appris qu'une armée turque de 50000 hommes arrive de Syrie, se porte à sa rencontre à El Arish. L'avant-garde de Reynier se heurte à 1k fantassins et 600 cavaliers qui s'appuient sur un château fortifié.
11/02
Le Général Davout, qui redescend la rive droite du Nil, est surpris par les cavaliers d'Osman-Bey. Les pertes sont lourdes des 2 côtés. Osman-Bey, blessé, s'enfuit dans le désert.
13/02
Le Général Conroux repousse les attaquants Mecquains à Kénèh et fait 200 morts.
14/02
Le Général Friant attaque ses ennemis (en majorité Mecquains) à Kénèh.
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Le Général Reynier occupe le village d'El Arish et isole le fort défendu par les Mamelouks.
17/02
Le Général Friant débusque les Mecquois à Aboumanah, les écrase (400 morts) et s'empare de leur camp et d'un butin.
20/02
Le capitaine français Higonet, lors de la prise d'El-Arich, reçoit un coup de feu au visage.
21/02
Le Général Kléber part pour Gaza en avant-garde.
24/02
Le Général Kléber prend Gaza.
28/02
Les divisions Kléber et Reynier quittent Gaza pour Jaffa.
Mars
02/03
Le Général Desaix quitte Kous pour atteindre Farchout.
03/03
Les Français du Général Bonaparte arrivent devant Jaffa, ville fortifiée défendue par 3000 hommes.
04/03
Bonaparte envoie un ultimatum à se rendre au défenseurs de Jaffa et commence les travaux de siège.
07/03
Les Français achèvent les travaux d'attaque de Jaffa.
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Vivant Denon arrive à Thèbes, y effectue des relevés archéologiques et realise des croquis de voyage.
08/03
Un incendie "apparemment intentionnel" détruit le théâtre de l'Odéon.
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Le Général Belliard veut venger le désastre de Benout : dans la plaine de Coptos, il repousse 3000 Mecquains (appuyés par 400 Mamelucks) les refoule vers Benout et les encercle.
09/03
Les Français asssistent de loin à la décapitation de leurs 2 émissaires par les Turcs. Ils prennent d'assaut Jaffa, l'enlèvent, massacrent les défenseurs, font 3000 prisonniers, n'épargnent que les Egyptiens, et pillent.
11/03
Le Général Belliard achève les combats et prend Keneh comme base principale.
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Bonaparte rend visite aux malades atteints de peste bubonique et prend le risque de les toucher.
12/03
La France déclare la guerre à l'Autriche et à la Toscane.
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